Une forte pression d’eau ?? Oui mais, un confort très faible pour un prix élevé.
Par Pierre LECLERCQ le jeudi 6 octobre 2011, 18:28 - Lien permanent
Une partie des habitants de Mohon a reçu une circulaire signée du Vice
Président de la Communauté d’agglomération de Charleville-Mézières, Mr
DECOBERT, datée du 22 février 2011.
Cette circulaire indiquait qu’une augmentation de la pression de l’eau potable,
allait amener plus de confort en passant de 1 à 5 bars.
Il était surtout demandé aux habitants de prendre toutes dispositions
nécessaires pour s’assurer que les installations privées puissent supporter
cette variation de pression.
Il est évident que les usagers, n’ayant jamais eu de problèmes particuliers
sur leur installation depuis des dizaines d’années, ne pouvaient s’imaginer que
ce soi-disant bien-être supplémentaire les aurait pénalisés à travers des
dégâts des eaux et l’obligation finale d’installer à leur frais des réducteurs
de pression.
Nos élus, qui se disent proches des citoyens, (qu'ils rencontrent
seulement au moment des élections), auraient dû se mettre à la place
de leurs électeurs et faire intervenir des techniciens pour poser un réducteur
de pression dans chaque habitation.
Le prix d’un achat global de ce matériel, engagé par l’ordonnateur, sur une
ligne budgétaire réservée aux imprévus, n’aurait certainement pas amené un
déficit sur le budget.
Malheureusement, pour de nombreuses familles, cela représente un coût
conséquent.
Actuellement, le mutisme de la Présidente de la COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION,
Madame LEDOUX, Maire de Charleville, surprend les citoyens concernés.
De ce fait, un habitant, au nom des pétitionnaires, à rencontré le Médiateur
de la république.
Celui-ci à pris contact par courrier à 2 reprises auprès de la Présidente. A
ce jour, le 6 octobre 2011, il n’a reçu aucune réponse.
Les habitants concernés par le résultat néfaste de cette pression nouvelle se
retrouvent désarmés face à un tel comportement.
Ils ont donc saisi le médiateur national de l’eau le 17 aout 2011.
Le litige n’est toujours pas résolu et pour un soi-disant bien-être
différent, de nombreuses familles se retrouvent devant des frais qui devaient
être supportés par la COMMUNAUTE D’AGGLO.
NOTA
Nous pouvons rappeler qu'une pression d'eau froide de 5 bars passe à 7 lorsque
l'eau d'un chauffe-eau se retrouve à 50 degrés, ce qui amène des fuites sur les
groupes de sécurité.
Commentaires
N'étant pas un hyper spécialiste de la question, j'ai néanmoins géré et piloté en régie durant 25 ans, un service municipal des eaux, tant dans ses aspects administratifs et financiers que techniques.
Je puis donc affirmer que 5 bars de pression de base sur un réseau, c'est énorme. En tout cas c'est trop pour un usage domestique ; surtout quand on sait que souvent les installations particulières peuvent être anciennes. Si ce niveau de pression a été retenu pour assurer une pression minimale en tout point du réseau, notamment sur certaines bornes à incendie, il aurait alors fallu plutôt prévoir un ou quelques surpresseurs aux endroits stratégiques ; notamment en fin de réseau.
Il apparaît donc incompréhensible que ces contraintes aient pu être négligées par les techniciens spécialistes qui se sont forcément penchés sur le sujet ; encore que l'on puisse en douter d'après le constat des dégâts occasionnés au préjudice des abonnés au réseau d'eau. Bref, c'est toujours le consommateur final qui paie les pots cassés.