LE PROJET HUMANISTE
Par Pierre LECLERCQ le lundi 14 décembre 2009, 11:21 - Lien permanent
De Mr Jacques JEANTEUR, Conseiller Régional MODEM
Le congrès du Modem à Arras début décembre a adopté à l’unanimité le projet
humaniste, fruit du travail pendant plusieurs mois de plus de 1.000 personnes
réparties en 18 commissions thématiques. Des dizaines d’amendements ont été
présentés et débattus au cours de dix heures d’échanges avec près de 2.000
congressistes.
C’est Robert Rochefort, député européen, directeur du CREDOC de 1987 à son
élection au printemps de cette année, qui a été le chef d’orchestre de cette
grande réflexion sociétale.
En introduction il dit : « La France est rebelle à une
conception purement marchande de la société. Nous pensons qu’il est temps de
réhabiliter tout ce qui permet aux hommes et aux femmes d’oeuvrer ensemble, de
coopérer les uns avec les autres, de fuir les excès d’individualisme pour
recréer une société unie et solidaire. »
Il s’agit là d’un projet de société, et non d’un programme électoral, véritable catalogue de promesses qui sont rarement tenues.
Sans entrer dans le détail de ce texte très complet, qui est consultable sur
le site www.mouvementdemocrate.fr, je veux en faire ressortir les grandes
lignes. La notion fédératrice est celle de justice, aussi bien au niveau des
citoyens que des territoires et des pays. Dans tous les domaines, le Modem
place l’homme au centre de chaque sujet.
-La démocratie : elle ne peut exister sans pluralisme et donc
respect des minorités. Elle ne peut vivre qu’avec une presse libre, pluraliste
et indépendante des pouvoirs économiques, politiques et financiers.
-La République : elle doit être démocratique, laïque et
sociale.
-La justice : elle implique que les efforts demandés soient
équitablement répartis.
-L’Europe : elle est une ardente obligation pour notre
famille de pensée dont sont issus les pères fondateurs. Elle doit être
politique, économique, sociale et solidaire, respectueuse des identités de
chacun.
- L’écologie et le développement durable : Ils se jugent
sur le futur et concernent notre responsabilité face aux générations suivantes.
C’est un challenge individuel, collectif et même universel. L’écologie est
humaine avant d’être de gauche ou de droite.
-La laïcité : C’est la clé de voûte de notre société et
c’est une garantie d’émancipation, si elle respecte les fois religieuses et les
convictions philosophiques de chacun.
-La décentralisation : Elle empêche la concentration
excessive du pouvoir central. Elle fait respecter le principe de subsidiarité,
fondateur de la démarche communautaire européenne.
-La liberté d’entreprendre et de créer. L’épanouissement de
chaque être humain se réalise dans son pouvoir de créer, ce qui implique la
liberté, mais aussi le risque.
-La solidarité : C’est une garantie contre les difficultés
de la vie. La réduction des inégalités de toute nature est constitutive de
notre projet humaniste.
- Les identités et la citoyenneté. Chaque français est fait
de plusieurs identités : origine, culture, langue, religion. Cette
richesse diverse fait la force d’un peuple, si elle implique le droit à la
différence et la reconnaissance de l’autre. La citoyenneté implique que chacun
soit acteur de son destin.
Voici notre projet, celui que les médias occultent au détriment des querelles politiciennes du moment. C’est notre force de proposition.