Ci-joint l'intégralité du discours.

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DISCOURS_DE_CLOTURE_DE_F.BAYROU_universite_ete_2009.pdf

Quelques morceaux page 9 et 10

La tâche qui est devant nous est rude. Il ne faut rien sous-estimer de ce qui se passe. Le pouvoir actuel a d'immenses forces de son côté et, deux ans, c'est court pour décider du choix de la France. Il n'est pas trop de deux ans pour remplir le devoir qui est le nôtre et, ce devoir - je le nomme, notre devoir - est de construire une alternance crédible pour le pays. Et, la première marche vers une alternance crédible, dont les Français ont tellement besoin, eux qui n'y croient plus, c'est la reconnaissance et le dialogue entre tous ceux qui souhaitent cette alternance, qui souhaitent un monde plus juste, acceptant que nous soyons différents les uns des autres, que nous ayons chacun notre légitimité, que nous ayons chacun notre histoire et notre chemin et, pourtant, que nous acceptions simplement de parler ensemble.

Je fais, en votre nom, une offre publique de dialogue entre tous ceux qui ont la volonté d'alternance en commun. Le temps du dialogue est venu.
Dialoguer, ce n'est pas forcément être d'accord. C'est accepter l'idée que même les désaccords peuvent être constructifs pourvu que l'on ne perde pas de vue le but à atteindre.

Alors, j'entends la première secrétaire du parti socialiste dire à notre endroit : " Veuillez bien, avant que je vous considère, faire la preuve que vous êtes à gauche". Madame Aubry, je n'ai aucune preuve à faire. Vous n'êtes pas chargée de contrôler les papiers. Vous n'êtes pas chargée de vouloir faire rentrer tout le monde dans le rang, dans le camp de l'alternance, si ce camp est de bonne foi il n'y a pas de surveillante générale, il n'y a pas de rang. Il y a une mission à remplir qui nous concerne tous : rendre la chance de l'alternance possible et crédible pour tous les Français, alors qu'en ce moment, ils n'y croient absolument plus.

Pour cela, il y a une condition nécessaire sinon suffisante, c'est qu'il faut se respecter, aussi différents que nous soyons, et nous le sommes. Dans ce camp que je veux voir naître de l'alternance pour la France, Nous sommes probablement moins différents qu'on ne le dit. Rassembler les forces pour que les Français désenchantés, parfois désespérés recommencent à espérer, alors je le dis, encore en votre nom, pour ma part, je ne pose aucune condition à ce dialogue. Je ne fais aucune exclusive. Je n'ai pas besoin de contrôler les papiers pour confronter les idées avec des idées.

Je ne pose aucune condition pour écouter les autres, parce que je sais que, penser l'avenir, reconstruire la France, cela ne sera pas facile. Personne, pas même nous, n'a la clef. Je sais bien que, tous, dans cette recherche du chemin, nous faisons des erreurs, moi le premier, et je sais que nous ne serons pas trop nombreux d'où que nous venions pour penser, ensemble, chacun apportant sa pierre, un nouveau modèle de société. Nul ne doit avoir d'arrogance.

Ma conviction est qu'il faudrait que ce dialogue soit organisé, public, sans exclusif, pour que tous les Français puissent comprendre, au travers des échanges qui seront là mis en place, ce que pensent les familles politiques qui veulent une alternance, ce qu'elles pensent en commun où sont leurs différences.

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Et, ceci, c'est une déclaration de guerre au sectarisme parce que je veux, ayant fait cette offre publique de dialogue, lancer en même temps un avertissement pratique : tous ceux qui prendront la responsabilité de dire : " Nous n'avons rien à voir avec vous", qui que soit le "nous" et qui que soit le "vous", tous les sectaires, tous ceux qui diront : " Je n'accepterai de parler avec vous que le jour où vous m'aurez rallié, c'est-à-dire le jour où vous vous serez renié", regardez les biens tous ceux-là, en fait, ils travaillent qu'ils le veuillent ou pas pour que le régime actuel dure 10 ans en France.

Il est nécessaire et évident, de remettre l'ensemble de ces paragraphes dans leur contexte, cela évitera d'en déformer le sens.