SAUVONS L'EMPLOI TERTIAIRE DE CHARLEVILLE
Par Pierre LECLERCQ le samedi 11 avril 2009, 09:39 - Lien permanent
Samedi prochain 18 avril à 10h, une manifestation exceptionnelle est
organisée place Ducale à Charleville.
C’est la première fois depuis mai 1968 que les commerces baisseront leurs
rideaux. L’association « Vivre et Travailler au cœur de Charleville », qui
l’organise, regroupe les résidents, les salariés et les employeurs du centre
ville de Charleville.
Ce sont les décisions suicidaires de la municipalité, son refus absolu de
dialogue et son mépris du monde du commerce, des services et des professions
libérales, qui sont à l’origine de ce vaste mouvement. En effet, les résidents,
les salariés et les usagers ont eu à subir de plein fouet :
-la suppression de 500 places de parking, dont les 240 de la Place Ducale.
Il faut y ajouter 100 nouvelles places supprimées près des cinémas pour
construire des restaurants et 100 places près de la gare, dont la suppression
est annoncée pour 2010,
-l’augmentation du tarif des parcmètres de 33%, en pleine crise
économique,
-la transformation de plusieurs centaines de places gratuites en places
payantes,
-la mise en place d’une surveillance policière avec des PV à 35 euros
!
Ces décisions dogmatiques ont été prises en pleine période de crise, avec la
volonté affichée d’éloigner les usagers du centre ville et donc de les obliger
à aller en périphérie ou à Reims. De nombreux résidents sont sur le départ, ce
qui va vider l’hyper-centre de sa population et développer l’insécurité, déjà
forte. Les 1000 salariés du centre ville sont très inquiets pour leur emploi et
des commerces vont fermer. Il s’agit, en fait, d’une mise à mort orchestrée
contre la présence d’entreprises libres, honnêtes et indépendantes de toute
pression. Les salariés ont demandé la fermeture des magasins pour leur
permettre de manifester leur inquiétude lors de ce grand rassemblement.
Plusieurs milliers d’usagers ont exprimé par écrit leur indignation devant ces
mesures et ont appelé les entreprises et l’association à réclamer le retour
immédiat à la situation antérieure, qui n’était déjà pas facile au niveau du
stationnement.
Si la municipalité veut éviter les actes de violence ou de désespoir (certains
commerçants ont déjà été menacés), elle doit instantanément :
-rouvrir les 240 places de stationnement payant sur la place Ducale en
attendant la création d’un parking souterrain de 600 places, comme le maire
précédent, Louis Auboin l’avait prévue avec le soutien du Conseil
Général,
-rendre gratuites les 300 places du parking Jean Baptiste Clément comme
auparavant,
-supprimer la hausse de 33% des parcmètres qui est une atteinte directe au
pouvoir d’achat des ménages, déjà plus faible dans les Ardennes que dans le
reste de la France.
A l’appel de l’association « Vivre et travailler au cœur de Charleville » et en soutien avec les salariés inquiets pour leur emploi, il faut être nombreux samedi à 10h sur la place Ducale.
Mr jacques JEANTEUR Conseiller Régional MODEM
Commentaires
Le Modem qui se préoccupe des salaires après avoir demandé un transfert de 10 points des revenus des salariés vers ceux des entreprises, c'est assez savoureux à lire.
Vous avez raison, c'est historique, une journée de rideau baissé. J'ai souvenir de pas mal de commerçants qui en effet n'avaient pas baissé le rideau au moment de la journée Ardennes Mortes en soutien de la métallurgie, qui s'était déroulée au plus fort de la crise Thomé-Génot.
Ces décisions n'ont pas été prises en période de crise. Elles ont été prises bien avant. (COMMENTAIRE MODERE)
Vous voulez nous faire croire que le Modem veut exploiter le personnel des entreprises, ce qui est faux puisque notre valeur principale c'est l'humanisme.
De plus, il n'a jamais été question d'un parking pour Mr JEANTEUR. Cela aussi est faux, reportez-vous à l'Ardennais de ce samedi 11 avril.
Je vous explique comment on crée un mensonge.
Prenons l'exemple d'une entreprise, (peu importe son nom et toute ressemblance avec une entreprise ardennaise ne pourrait être que pure coîncidence):
Il est décidé par l'état, en pleine grève, de déménager les matières dangeureuses (pour sauvegarder l'environnement et protéger la population) et de faire surveiller ce déménagement avec les CRS.
Ces derniers, impassibles, assistent à ce travail dans la cour de l'usine, et c'est à ce moment qu'un groupe de personnes empoigne une barriére metallique et la précipite sur eux. Evidemment la réplique est immédiate.
CONCLUSION: l'état a envoyé les CRS casser du gréviste. Ce qui est faux mais l'interprétation va circuler. C'est pas beau ça ???
On provoque d'abord et après la réaction on dit: "ils nous ont tapés" , ou "ils veulent nous taper."
Si des commerçants n'ont pas baissé leur rideau, cela n'est pas une raison pour vouloir les détruire.
Bon dimanche.