NOTRE BOUSSOLE
Par Pierre LECLERCQ le samedi 7 mars 2009, 12:08 - Lien permanent
De Mr Jacques JEANTEUR Conseiller régional MODEM
Les semaines de crise se succèdent et on se demande s’il y a encore une
boussole pour nous donner le Nord.
Chaque pays joue son joker sans se soucier des effets sur les autres pays. Les
milliards coulent à flot, mais ils créent eux-mêmes une nouvelle bulle de
dettes qui risque d’exploser, comme ont explosé les bulles financières et
immobilières.
Dans cette situation totalement irrationnelle tout est remis en cause. Toute la
presse témoigne de cette absence de boussole. « Le Point » titre en
parlant de notre Président : « Est-il dépassé? les chiffres qui font
peur à l’Elysée ; ce qu’il gamberge. » De son côté « Le Nouvel
Observateur » titre : « Le système Sarkozy : copinage,
pantouflage, fait du prince : ce que révèle l’affaire Pérol. »
Marianne titrait : « L’Etat du prince »
Ce qui s’est passé en Guadeloupe témoigne bien de cette absence totale de
boussole. Barack Obama, lui, fait le pari d’une prospérité durable et partagée.
Plan de relance, réforme de l’assurance-santé, meilleure éducation, énergie
propre… Tous ses discours laissent percer une véritable vision pour l’Amérique.
Nous cherchons vainement une telle vision pour la France. Même au sein de l’UMP
les dents grincent. Alain Juppé vient de déclarer : « Aujourd’hui, on
ne peut pas dire une phrase sans prononcer le mot réforme. Finalement Giscard
avait trouvé la formule : le changement dans la continuité. Je crois
plutôt à cela qu’à la rupture absolue avec tout ce qui nous a précédés.
»
L’Unedic prévoit 300.000 chômeurs supplémentaires en 2009. Le déficit
budgétaire qui était à 2,1% du PIB en 2007, doit dépasser 4,4% en 2009. La
dette publique qui atteignait 63,9% du PIB en 2007 pourrait atteindre 83% fin
2012 selon Philippe Seguin.
« Le Point » égraine les motifs du drame présidentiel qui se
joue : La casse des ministres, l’exercice solitaire du pouvoir, trop de
réformes tuent la réforme, le vrai-faux calmant de la dépense ( la paix sociale
se paie et l’addition commence à se faire lourde), le contre-pied idéologique ,
le coût du mépris, l’usure de la communication, la culture de la provocation,
le mépris des codes, l’ouverture à double tranchant et l’arrogance vis-à-vis de
l’étranger.
Le Nouvel Observateur écrit au sujet de l’affaire Pérol : « Je nomme,
donc je suis. Telle est sa véritable ligne de conduite. » Maurice Szafran
dans « Marianne » dit : « Les copains du président, d’un
dévouement à toute épreuve, sont minutieusement installés aux postes clés, ceux
qui doivent permettre de tenir la France. » Il est donc urgent de
retrouver un vrai débat démocratique et de sortir de cet exercice solitaire et
totalitaire du pouvoir.
Cette absence de boussole se retrouve à Charleville, où la municipalité, plus sarkoziste que jamais dans son comportement, refuse tout débat et décrète que les emplois du commerce n’ont pas d’intérêt. En supprimant 500 places de stationnement, celles de la Place Ducale, ils mettent les entreprises du centre ville en danger de mort. Peu leur importe. Ils ne savent pas où ils vont, mais les habitants et les commerçants, eux, savent qu’ils risquent de devoir partir.
Commentaires
Non seulement cette municipalité ne débat pas, mais elle déforme la vérité.
Démonstration : dans le nouveau CAROLOmag', il est écrit que Mr Ravignon ne dénonce pas les 31 000 suppressions d’emploi en 2009 dans la fonction publique.
Il faut savoir qu’il s’agit de suppressions de postes, qu’un fonctionnaire qui part en retraite n’est pas remplacé. Faire croire qu’on licencie des fonctionnaires, c’est écrire des mensonges.
Pour les élus municipaux de gauche, pas question de supprimer des postes, au contraire, lorsqu’il y a moins d’élèves, plus il y a nécessité de créer des postes supplémentaires.
Pour la gauche, le rêve c’est 10 élèves par classe et même beaucoup moins :3 fois moins d’élèves et 5 fois plus d'enseignants, et même, devenir un pays géré entièrement par l'état. (Je n’ai pas su si c’était comme dans le passé en Russie). J’avoue que 20, 22 ou 23 élèves par classes dans certains secteurs, cela est souvent ingérable, mais……
C’est pour cette raison qu’ils ne comprennent pas les patrons du privé.
Je me permets de rappeler, que lorsqu’il n’y a plus de commandes, les entreprises sont obligées de supprimer des emplois et pas d’en créer.
L’adjoint au Maire a écrit, dans "expression politique" , que la municipalité est la seule a augmenter de 0,8% les taux d’imposition, contrairement aux communes, départements et autres régions de France.
Il oublie d’écrire qu’avec l’augmentation obligatoire des bases de calcul de 2,5%, (déterminée par l’état, et vérifiée sur les sites officiels), c’est une augmentation de 3,3%
C’est vrai que le papier ne refuse pas l’encre et pour la gauche, entretenir constamment un climat d’insécurité et de mensonges, c’est assurer son avenir.
L'absence de perspective globale d'avenir, à moyen ou long terme, ne peut conduire qu'à une gestion politique à courte vue et donc à la petite semaine. Conclusion, quand on ne sait où l'on va, il n'y a même plus besoin de boussole.