RONDE-COUTURE, LES RESULTATS DE LA CLAUSE SOCIALE D'INSERTION DES JEUNES
Par Pierre LECLERCQ le dimanche 15 février 2009, 16:40 - Lien permanent

Des jeunes gens, dont certains pensent souvent être l'objet de discrimations
pour l'accès à l'emploi, viennent de réagir en bloquant le chantier de
démolition des tours de la Ronde-couture.
La convention ainsi que son avenant n° 1, que je posséde, mais qui n'ont pas
été mis à la disposition de ces personnes par la municipalité, (association
CVZUS), précisent les obligations des signataires vis à vis des entreprises et
des institutions d'insertion.
Sur : www.ANRU.fr, en tapant charte dans le rectangle RECHERCHE, on
obtient un autre écran et en cliquant sur Convention nous obtenons celle
concernant notre ville.
La page 21 est remarquable dans la présentation de nos obligations vis à vis
des marchés conclus avec des entreprises.
Des travaux, que nous ne pourrions pas imaginer inclus dans la rénovation, (alors qu'ils le sont), sont effectués sans introduction de la clause sociale dans les signatures de marché, car aucun jeune n'est présent sur les chantiers). Nos jeunes ne peuvent soupçonner ces oublis, d'autant plus qu'ils n'ont pas obtenu un exemplaire de ces documents. Dans l'avenant n°1, la liste des travaux est énumérée, (avec le financement de l'ANRU).
Dans cet avenant, qui est très précis, figure même le planning des travaux
jusqu'en 2010. De même, les chiffres arrondis relevés dans ces documents,
signés par l'ensemble des partenaires concernés :
Coût total : 211
Ville : 14
Conseil général : 17
ANRU (Borloo) : 63
Bailleurs sociaux : 95 avec des prets Tous ces chiffres en
millions d'euros
A cela s'ajoute le Conseil régional, l'EPCI...
Lorsque l'on finance à hauteur de seulement 14 millions d'euros sur 211, on
s'abstient de prendre la rénovation à son compte. Il est vrai que tout est bon
pour être réélu aux prochaines municipales.
CES DOCUMENTS SONT TRES CLAIRS, Mme Fadéla Amara n'a rien à
voir dans un manque possible de financement. Elle doit simplement surveiller et
connaitre cette non application, voulue pour accuser à tort un gouvernement de
tous les déboires de nos jeunes, (en mélangeant le plan banlieues et les
clauses sociales).
Il serait intéressant de fournir le nombre et les noms des personnes qui laisse penser que les objectifs sont atteints et mêmes dépassés, comme indiqué par la ville.
Commentaires
Ce jour, dans L'ardennais, un article nous informe que la ville de FUMAY, sur un chantier de démolition d'Espace Habitat, la charte d'engagement d'insertion des jeunes est appliquée.
Trois jeunes travaillent en vue d'une qualification et d'une possible insertion.
Bravo a l'entreprise D fer et à la municipalité de FUMAY.
Si cela avait été le cas sur Charleville, il y a bien longtemps qu'un article du même style serait paru. Au contraire c'est un article sur Fadéla Amara et le gouvernement.
Curieusement, a une certaine époque, les CES en fin de contrat se retrouvaient sans prestations de chomage, systéme mis au point par la gauche soi-disant fraternelle.
C'est la droite qui rectifia cela. C'est elle aussi qui supprima le systéme de double peine et qui fit confiance a des personnes de toutes origines.
Exact, la ville se sentant agressée par la communication des jeunes, publiée dans L'ardennais, riposte en mettant cela sur le compte du plan espoir banlieue.
Or celui-ci fut dévoilé par la Ministre début 2008 alors que l'introduction de clauses sociales d'insertion, obligatoires dans les marchés, date de 2004.
C'est pour faire diversion, en faisant un transfert de responsabilité, comme savent le faire nos politiques. C'est croire que les citoyens vont gober ce genre d'interprétation.