FACE A FACE A LA TELE : PAILLA-RAVIGNON
Par Pierre LECLERCQ le jeudi 13 mars 2008, 15:48 - Lien permanent
Lors du débat télévisé entre les représentants PS et UMP, Mr RAVIGNON a
rappelé la nécessité de créer des emplois. J'ai ensuite entendu Mr PAILLA nous
dire que la ville en avait créés sur le canton de la Houillére, que nous
pouvions voir fleurir des grues un peu partout, notamment pour les
constructions du parking souterrain et de l'hotel près du Métropolis.
Mr PAILLA oublie que ces emplois disparaitront lorsque les travaux seront
terminés. En effet ces entreprises ne sont pas implantées dans les Ardennes et
ne se créent pas pour la constrution d'un parking ou d'un hotel.
Par contre l'Agence nationale des titres sécurisés amenée par Mr RAVIGNON
est une administration qui restera dans le canton avec 250 emplois à
terme.
Mr PAILLA, pourra apprendre par l'intermédiaire de ce blog, qu'une
entreprise qui travaille sur un site, pour une création, n'améne pas des
emplois mais des employés et techniciens déjà en contrat depuis bien longtemps
et qui repartiront ensuite du canton et même de la région.
De plus, sur le plan rentabilité, une entreprise ne peut qu'encadrer et
former un nombre très restreint de jeunes des quartiers.
Imaginez le coût, si une entreprise devait former 10 jeunes avec leurs 10
professionnels qualifiés lors de travaux pour une rénovation urbaine.
L'entreprise deviendrait un lycée technique et le prix de toutes les formations
serait répercuté dans le montant des marchés payés par la ville, (par nos
impots, déjà en forte augmentation)
L'idée est généreuse, mais elle trompe la majorité restante de nos jeunes, qui croient fortement en cette derniére chance pour certain.
Commentaires
Sauf que Boris Ravignon n'est strictement pour rien dans la venue de l'ANTS. Boris Ravignon conseille le Président Sarkozy sur les questions d'écologie et de développement durable.
Nicolas Sarkozy avait foiré en confiant à une entreprise privée l'impression des titres sécurisés en lieu et place de l'imprimerie nationale. Cette décision a été condamnée par le Conseil d'Etat. C'est Jacques Chirac et Dominique de Villepin qui ont rattrapé le coup en implantant l'ANTS à Charleville-Mézières suite à l'affaire Thomé Génot.
Boris Ravignon ne se vante plus beaucoup de ses succès, d'ailleurs avec Thomé Génot depuis que le repreneur délocalise ses chaines de productions.
Enfin, en effet, l'attribution des marchés du BTP comprend une clause sociale qui implique la formation de jeunes aux métiers du bâtiment. Un secteur dans lequel on manque justement de personnes qualifiés. L'enjeu, il est là. Une fois les chantiers terminés (on en prend pour dix ans au bas mot) il y aura toujours du travail dans ce secteur.
Bonsoir TOM, concernant Mr RAVIGNON, j'ai cru comprendre qu'il serait inspecteur des finances.
C'est vrai, dans le BTP, il y aura toujours du travail dans ce secteur, mais les personnes formées ne seront pas automatiquement embauchées par les entreprises qui les forment. Elle quitterons peut-être le département.
La rénovation urbaine risque de durer 10 ans, c'est vrai, mais pour l'objet principal du débat à la télé,(le parking et l'hotel), j'espére que cela ne durera pas 10 ans.
Je vous souhaite une bonne nuit.
TOM, quelques précisions pour rétablir la vérité :
1. C'est moi qui ai demandé personnellement à Nicolas SARKOZY, ministre de l'Intérieur, exerçant donc la tutelle sur l'ANTS, de l'implanter à Charleville-Mézières. J'étais alors son conseiller technique au Ministère de l'Intérieur et Thomé-Génot venait de fermer : le choc était terrible pour notre région. Ce ne sont ni VILLEPIN, ni CHIRAC qui ont annoncé cette installation, mais Nicolas SARKOZY, le 18 décembre 2006, lors de son déplacement à Charleville-Mézières. Elle a été effectivement à partir de mars 2007 où la première petite équipe de préfiguration s'est installée.
Demain, grâce au travail que Bérengère POLETTI et moi faisons en ce moment, c'est la carte vitale qui devrait être traité par l'ANTS. De 110 emplois aujourd'hui, elle devrait passer à 250. Ce n'est pas suffisant, mais c'est du concret et tout ce que j'avance est vérifiable auprès des acteurs concernés.
2. Sur Ardennes Forge, je ne comprends pas l'acharnement politicien autour de cette entreprise. C'est à se demander si certains ne préféreraient pas qu'il n'y ait plus rien sur le site de Thomé-Génot. Cette petite entreprise compte 60 emplois depuis que je les ai convaincus de s'installer à Nouzonville sur le site des ATG. L'actuel Député de la Vallée a prétendu dix fois que l'entreprise allait délocaliser. Elle est toujours là et pour longtemps, je l'espère.
Sur ce dossier, comme sur la fonderie Porcher (Oxame à Revin) où je suis allé trouver un repreneur, tout ce que je fais est transparent. Chacun peut se faire une idée librement. Il y a d'autres exemples : la conversion de la clinique de Revin, la fonderie Rollinger, etc.
Au-delà des emplois créés ou préservés, ce qui compte pour moi c'est de montrer qu'en étant actif sur l'économie, on peut arriver à obtenir des résultats. Le chômage dans les Ardennes n'est pas une fatalité. Par un travail ardent sur le développement économique, il peut baisser. Les Ardennes peuvent retrouver leur prospérité.
Bonjour Monsieur Ravignon,
Merci encore pour vos efforts, c'est vraiment appréciable. J'ai voté pour vous pour les législatives, sachez-le. Dommage que vous ne soyez pas passé, j'ai quelque griefs contre Monsieur Vuilque qui ne satisfait pas à toutes les exigences de nos concitoyens.