Pierre Leclercq

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mercredi 6 octobre 2010

Le Sénat et les retraites

Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur-maire d'Arras, membre du Cabinet restreint ("Shadow Cabinet") du MoDem responsable du Travail, des relations sociales et des retraites, était l'invité de Michel Grossior sur Public Sénat, lundi 4 octobre.

Il était également l'invité de Jean-Jacques Bourdin, ce mardi matin, sur RMC pour évoquer la présentation de la réforme des retraites au Sénat.

Jean Marie Vanlerenberghe défendra plusieurs amendements pour rendre le projet de loi sur les retraites plus juste et plus acceptable.

Ainsi dans la continuité de ce qu'ont défendu les députés du Mouvement Démocrate, Jean Marie Vanlerenberghe rappelle fermement sa volonté que le Sénat modifie le texte pour rendre cette réforme essentielle plus juste avec notamment le maintien de l'âge de départ sans décote à 65 ans. (amendement sur ART. 6)

De plus, il plaidera au Sénat pour que la pénibilité soit prise en compte, les parcours professionnels non continus également. "L'architecture de la réforme doit impérativement intégrer ces paramètres. Les français sont en droit d'attendre une reforme qui prend en compte leur parcours et les épreuves de la vie dans un souci d'équité", a-t-il conclu.

jeudi 30 septembre 2010

IL EST BLEME MON HLM

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Dans L’Ardennais du 29 septembre 2010, page 25, les organismes HLM se plaignent des mesures gouvernementales : plafonnement de la hausse des loyers et suppression de l’exonération de la contribution sur les revenus locatifs.

Dans le même journal, à la 1ère page d’INFOS FRANCE MONDE, il est titré : la misère s’ancre en France et nous pouvons lire dans ce document :
Selon la Fondation Abbé Pierre, le coût de la vie a augmenté de 20 % en dix ans, les loyers HLM ont été relevés de 29 %. Il y a certainement des organismes qui ne connaissent pas ou ne veulent pas entendre parler de ces chiffres.

Vous pourrez apprécier la phrase d’un dirigeant d’organisme : « lorsqu’on construit des logements basse consommation, quant on rénove les systèmes thermiques des immeubles, on donne du travail… et, bien sûr, ce sont, in fine, des factures moins lourdes pour nos locataires. »
Sauf qu’après la fin des rénovations, (pose de double vitrage, isolation par l’extérieur, etc..), les loyers subissent une augmentation conséquente, malgré un apport minime de fonds propres, fonds propres qui proviennent des locataires habitants des immeubles dont les emprunts sont payés depuis très longtemps.
Dans un département, (peu importe lequel), nous avons même connu des ensembles d’immeubles pour lesquels le chauffage collectif fût remplacé par du chauffage individuel gaz.
Intéressant, n’est ce pas ? Non ? Mais oui, moins d’impayés car mensuellement les sommes à récupérer sont moins élevées et l’APL versée amène un reste à payer très faible. Et c’est Gaz de France qui se débrouille avec les factures de chauffage. Il parait que c’est du social et que c’est travailler pour le bien de nos familles en grandes difficultés. Pourtant le chauffage collectif est toujours moins couteux que l’individuel.

J’ai même connu des locataires, (peu importe la région ou cela s’est passé), qui signèrent des accords locataires-bailleurs pour obtenir des fenêtres avec double vitrage et pour suppression d’infiltrations d’eau.
Vous vous engagiez à l’époque des francs à en régler mensuellement 40, 50 ou 60 pendant 8 ans, par exemple, et l’immeuble était remis aux nouvelles normes. Lorsque 2 personnes passent un contrat, qu’il soit légal ou non, peu importe, puisqu’elles sont d’accords pour cette transaction.

De plus, dans le passé des limitations de hausse des loyers eurent lieu pendant un certain nombre d’années et personne n’a accusé l’état d’être responsable des difficultés du BTP ardennais.

samedi 18 septembre 2010

L’ARROSEUR ARROSE

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Curieusement la grève de nos conducteurs de bus ne fait pas réagir notre équipe municipale. C’est surprenant, n’est ce pas ?
Pourtant, la majorité en place prétend être seule à porter et transmettre des valeurs de solidarité, de fraternité et être seule à s’élever contre toute forme d’exploitation de l’homme.

Nous savons tous qu’elle ne détient pas le monopole de ces valeurs.
Notre Présidente de la communauté d’agglomération serait-elle devant un cruel dilemme ?
Ne rien dire c’est donner raison à la direction et rentabiliser au maximum, sans s’occuper du stress du personnel et d’un accident possible.
Mais prendre position pour le personnel c’est appliquer nos valeurs nationales en demandant une amélioration de leurs conditions de travail MAIS c’est surtout prendre le risque de percevoir une taxe de transport plus faible ?

Il est vrai qu’en augmentant les frais de personnel, en recrutant, ne risque t- on pas de diminuer la taxe perçue par la communauté d’agglo ? Sinon c’est l’augmentation des tarifs pour tous les lycéens, les collégiens ou les primaires, qui paient depuis longtemps et surtout pour les familles très modestes qui n’ont pas d’autres moyens de locomotion.
Et là c’est horrible pour nos élus car c’est le risque de votes en moins pour l’équipe en place lors d’élections prochaines.

D’après nos élus, il était inadmissible que le conseil général fasse payer les transports scolaires, gratuits depuis longtemps alors que la gratuité n’a jamais existé pour la communauté d’agglo, (3,7 millions d’euros + 245.000 euros pour 2009, précisions du conseil général dans L’Ardennais du 14 septembre).
C’est remarquer la paille dans l’œil du voisin sans remarquer la poutre que l’on a dans le sien ou c’est l’arroseur arrosé.

La solution, c’est de donner satisfaction au personnel, quitte à obtenir un versement de taxe de transport plus faible et faire des économies sur d’autres budgets et surtout ne pas augmenter les tarifs de transport.

Oui, mais ce n’est pas possible, me direz-vous, nous ne pouvons pas intervenir dans la gestion du personnel d’une entreprise. Pourtant, les entreprises qui transforment le quartier de la Ronde couture se sont vu imposer le recrutement de jeunes pour leur insertion professionnelle. Ce n’est pas la même chose mais tout est possible lorsqu’on le désire.

L’autorité organisatrice de transports

Cœur d’Ardenne est composé de neuf communes : Aiglemont, Charleville-Mézières, La Francheville, La Grandville, Prix-Les-Mézières, Montcy-Notre-Dame, Nouzonville, Villers-Semeuse et Warcq.

Cœur d’Ardenne est l'Autorité Organisatrice des transports urbains. Elle définit l’offre de service et la politique tarifaire. Elle contrôle la bonne exécution du contrat de délégation de service public passé avec la S.E.T.A.C.
Elle réalise les investissements nécessaires au fonctionnement du réseau de transports : achats, entre autres, d’autobus et de poteaux d’arrêts.

Principaux Tarifs
Titre et tarif
Ticket unité (tarif normal) 1,05 €
Carnet 10 tickets = Pass 10 6,10 €
Carnet 10 tickets tarif réduit = Pass 10 Eco* 3,05 €
Carnet 20 tickets = Pass 20 12,05 €
Abonnement mensuel = Pass mensuel 24,00 €
Abonnement jeunes = Pass jeunes 15,10 €

mercredi 15 septembre 2010

L'Université de rentrée et le vivre-ensemble

Dans le cadre de l' Université de rentrée, le MODEM organisera un débat sur les valeurs communes de la société française. Pour cela, ont été conviés des représentants éminents des grandes sensibilités religieuses et philosophiques de notre pays.

Ces personnalités qui ont accepté de participer à cette table-ronde sur le « vivre-ensemble » dans la société française sont :

- Mr Ghaleb BENCHEIKH, physicien, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, présentateur sur France 2 de l'émission dominicale « Islam »

- Mr Jean-François KAHN, journaliste, fondateur de l'Evènement du jeudi et de Marianne

- Mr Frédérique LEICHTER-FLACK, professeur de littérature comparée à Sciences-Po et membre de la communauté Adath Shalom

- le Père Laurent LEMOINE, dominicain (O.P.), psychanalyste, rédacteur en chef de la « Revue d'Ethique et de Théologie Morale », professeur à la faculté catholique d'Angers

- Mr Jean-Luc MOUTON, directeur de la rédaction de la revue « Réforme »

- Mr Jean-Michel QUILLARDET, ancien Grand Maître du Grand Orient de France

Ce sera un des temps forts de notre Université de rentrée.

mardi 13 juillet 2010

LA PERTE DES VALEURS

Lorsque la responsabilité citoyenne se dilue dans l’exigence toujours immédiate de droits considérés comme toujours acquis, parce que les morales du devoir semblent désuètes ;

Lorsque la liberté apparente du citoyen devient un fantôme de liberté, celle du consommateur, celle du zappeur, celle du payeur ;

Lorsque la communauté se fragmente en communautarismes fondés sur les références les plus diverses, en « tribus », en « clans » ;

Lorsque les dynamiques républicaines s’époumonent dans des incantations rituelles convaincues, mais qui sont plus de l’ordre du spectacle que de l’adhésion réelle ;

Quand on préfère voter, en payant, pour une émission de télévision plutôt que de voter, gratuitement, dans les urnes de la république ;

Quand des députés votent une loi sur la présomption d’innocence, (Loi Guigou), mais s’érigent en justiciers en accusant ensuite, lorsqu’ils ne gouvernent plus, un ministre et cela sans la moindre preuve. A quoi et à qui sert cette loi ? D’abord à ceux qui l’on créée ?

Quand l’assoupissement, l’incuriosité, le mépris pour celui qui n’a pas les mêmes idées, la passivité du citoyen face à des comportements qui mettent en danger la République ;
Que reste-t-il ? Un ciment qui s’effrite ? Un ciment qui tient nos valeurs, rongé par les individualismes de toutes sortes ?

Quand un parti met en doute, avec le plus grand mépris, l’indépendance des hauts fonctionnaires à travers un rapport de l'Inspection générale des finances, qui a finalement blanchi le ministre Mr Eric Woerth, alors que le président de la commission des finances de l’assemblée nationale est le socialiste Mr Jérôme Cahuzac.
Lorsque l’on sait que ce Monsieur peut vérifier tous les documents et que malgré cela on accuse encore, en affirmant que cela relève de la justice. Que reste-t-il dans cette morne plaine ? Des ressemblances avec d’anciennes affaires ? Un acharnement diabolique ?
En 1789, les dirigeants de gauche se seraient pressés de conduire à l’échafaud notre ministre. Aujourd’hui c’est une autre façon de vouloir sa tête.

Une question : quels qualificatifs les élus de l’opposition emploient-ils pour les dirigeants d’autres pays, qui ont fait passer l’âge de départ en retraite à 67 ans pour l’Espagne, les Pays-Bas, l’Allemagne et même 68 pour le Royaume-Uni ?
Heureusement, il reste encore aujourd’hui, des citoyens qui rêvent d’une société dont les élus d'opposition, auraient un autre comportement, vertueux, sans acharnement sur autrui.
Ce n’est pas encore pour demain. Pour beaucoup, être dans l’opposition c’est s’opposer à tout et à tous.

dimanche 11 juillet 2010

RIEN DE CHANGE

Extrait d'une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV, de la pièce de théatre "Le diable rouge", écrite par Antoine Rault et mise en scène par Christophe Lidon.

Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable.

Extrait superbe et terriblement d'actualité. Il faut juste traverser 4 siècles mais effectivement rien n'a changé dans ce monde ...

jeudi 17 juin 2010

RÉACTION DU MOUVEMENT DÉMOCRATE SUR LE PROJET DE REFORME DES RETRAITES

« LE PROJET N’EST PAS EQUITABLE »

1- La réforme des retraites est nécessaire. Elle ne peut pas être sans efforts. Mais lorsque les efforts ne sont pas équilibrés, ils ne sont pas acceptés.

2- Pour obtenir une réforme équilibrée, il fallait répondre à quatre exigences :
dans le court terme, des ressources nouvelles qui suppriment le déficit; dans le moyen terme, une politique qui permette un plus grand nombre d’actifs au travail par rapport au nombre de retraités – donc une politique crédible de création de travail- ; en même temps, un glissement de l’âge légal de départ en retraite, nécessairement accompagné de mesures en faveur des carrières longues, de la pénibilité, et d’un filet de sécurité pour les carrières incomplètes - ; dans le long terme, enfin, la réflexion sur un nouveau système, unifié, de retraites.

3- Le plan n’est pas convainquant en matière de ressources nouvelles.
On ne peut donc en attendre un rééquilibrage durable. L’augmentation de 1 % de la dernière tranche de l’impôt sur le revenu (de 40 % à 41 %) n’est même pas symbolique. Les prélèvements sur les revenus du capital sont à peine esquissés. En vérité, là où l’on attendait un effort demandé aux plus favorisés, on a quelques mesures pour faire semblant. L’équilibre des efforts entre le bas et le haut de la pyramide sociale n’est pas équitable.

4- L’utilisation du fonds de réserve des retraites
pour amortir les déficits d’ici à 2020 est la conséquence de ce déséquilibre. C’est ruiner une idée qui, pour une fois, était prévoyante. La France mettait de côté des sommes importantes, pour faire face au déséquilibre démographique attendu du « papy-boom ». On était encore très loin de l’objectif fixé. Mais cette « épargne nationale » va être immédiatement utilisée. C’est le choix du court terme face au long terme.

5- La question d’une politique pour la production et le travail,
l’encouragement à la création d’emplois est presque totalement absente du plan gouvernemental. Or si l’on ne trouve pas des emplois nouveaux, pour les jeunes et les plus de cinquante ans en particulier, aucune réforme des retraites n’a la moindre chance de marcher.

6- Pour nous, le seuil des 62 ans en 2018 est acceptable.
Cet âge aurait pu être atteint au rythme d’un trimestre supplémentaire par an en commençant au 1er janvier 2011. Le gouvernement a choisi un glissement de quatre mois par an, mais en commençant plus tard, au 1er juillet 2011. Des dérogations sont prévues qui maintiendront l’âge de 60 ans pour les salariés entrés dans la vie professionnelle avant 18 ans. L’augmentation prévue de la durée de cotisation est modérée (un trimestre supplémentaire). Sur ces deux points, importants, sous réserve de précisions, nous pensons que la réforme n’a pas commis d’erreur majeure.

7- Pour la pénibilité, après la réflexion des partenaires sociaux
sur les éléments objectifs qui la définissent (port de charges lourdes, travail de nuit, exposition au bruit, exposition aux produits chimiques), le Gouvernement a choisi un examen individuel diagnostiquant une dégradation précoce de l’état de santé. Ce n’est pas vraiment juste car la pénibilité supportée longtemps, en soi, avec ou sans conséquences détectables, (certains troubles ou maladies graves peuvent mettre longtemps à apparaître) devrait entraîner un droit à la retraite plus précoce.

8- La décision la plus injuste, et pour nous inacceptable,
c’est la modification du seuil de 65 ans qui permettait de liquider sa retraite, avec les droits acquis, même incomplets, mais sans pénalisation. Cette disposition concerne les salariés les moins favorisés, très souvent les femmes ayant élevé des enfants, ou tous ceux qui ont eu des difficultés de carrière, qui ont « galéré ». C’était un filet de sécurité. Ce déplacement est injuste : il atteint les plus faibles, et les années après 65 ans sont plus sensibles que les années après 60 ans, - on avance en âge. De surcroît, c’est un artifice comptable : la plupart des salariés concernés ne sont plus au travail, ils sont au chômage de longue durée et attendent cet âge pour liquider leur retraite. Il s’agit donc en fait d’un transfert de charges des caisses de retraite vers les caisses d’indemnisation du chômage.

9- Les efforts demandés aux fonctionnaires, et dans quelques années aux régimes spéciaux, correspondent à une réelle attente des Français en termes de justice et d’égalité devant la retraite.
Mais ils auront des conséquences sur le pouvoir d’achat, dont il faudra tenir compte dans la politique à suivre à l’égard de la fonction publique.

10- Enfin, le gouvernement n’a pas accepté d’ouvrir la réflexion sur le régime de retraites de l’avenir, le seul capable de sauver les retraites par répartition,
le régime de retraites unique à points, ou à comptes personnels, qui seul autorise en même temps l’équilibre des comptes et la souplesse du choix personnel de chaque salarié, qui connaît à tout moment ses droits et peut choisir l’âge à partir duquel il les exercera. C’était une occasion unique, au moment où plusieurs organisations syndicales ou politiques demandaient une telle réflexion, d’ouvrir, sans pression, des pistes pour l’avenir.

11- En l’état, ce projet n’est pas équitable.
Nous allons donc participer au débat, notamment à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour que les changements indispensables rendent, si c’est encore possible, cette réforme plus équilibrée et plus juste.

lundi 14 juin 2010

LES RETRAITES : l'équité public-privé occultée par le PS

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Depuis la publication des Propositions du Parti socialiste (PS) pour la réforme des retraites, le débat s’est concentré sur le mode de financement et sur son chiffrage. Mais très peu sur un autre sujet pourtant très important d’un point de vue moral et financier : les inégalités entre les régimes de retraite des secteurs public et privé.

Dans les 8 pages des Propositions du Parti Socialiste pour les retraites, il faut attendre la dernière pour voir aborder le sujet des inégalités public / privé dans ce domaine. Deux paragraphes, un petit quart de page, y sont consacrés, et uniquement en ce qui concerne le régime des fonctionnaires. Aucun des autres régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF, GDF, Banque de France, Parlementaires …) n’est mentionné.

Dans le premier paragraphe, le PS nie le problème : "Contrairement à ce qui est affirmé à des fins électoralistes par la droite, les situations entre le privé et le public sont beaucoup plus proches qu’on le croit".

Pour démonter cet argument, on peut dresser la liste des avantages dont bénéficient les salariés du secteur public. Mais il est plus objectif de constater que les taux de cotisations employeurs nécessaires pour financer les retraites du public sont très supérieurs à ceux du privé. Et il est encore plus simple de constater le refus obstiné des intéressés de voir aligner les régimes du public sur celui du privé.
Seule la défense d’avantages considérables peut justifier une telle mobilisation et la prise de risque, pour des serviteurs de l’Etat, de devoir affronter l’hostilité de la société civile.

Une justification douteuse :
Pourquoi les retraites des fonctionnaires sont-elles calculées sur la moyenne des salaires des 6 derniers mois et non pas sur les 25 meilleures années comme dans le privé ?
Le texte du PS affirme que c’est pour compenser la non prise en compte des primes des fonctionnaires dans le calcul de leur retraite Cette justification est très douteuse. La règle des 6 mois n’a d’ailleurs été modifiée ni depuis qu’une partie des primes des fonctionnaires sont prises en compte ni quand la base de calcul dans le privé est passée de 10 à 25 ans.
Dans le second paragraphe, le document admet qu’il faut quand même tenir compte de ce sentiment injustifié : "Cependant, la réforme doit tenir compte du sentiment d’injustice très répandu parmi les salariés du privé". Le texte propose donc de ne rien changer pour les fonctionnaires déjà en poste, et de créer une commission "pour de nouveaux rapprochements entre les retraites du public et du privé correspondant à, une revalorisation des rémunérations dans la fonction publique". La chute de cette phrase est étrange, on voit mal en quoi le rapprochement des retraites correspondrait à une hausse des rémunérations des fonctionnaires.
Le terme "correspondant" a sans doute été mis là par prudence à la place de "en échange de", qui aurait déclenché des protestations dans le secteur privé. De toute manière, créer une commission quand on dispose déjà des 8 rapports du Conseil d’Orientation des Retraites indique une volonté de ne pas aboutir.

En 2007, le Parti Socialiste avait imprudemment caricaturé l’insécurité en "sentiment d’insécurité". !!!!En 2010, il serait risqué de refuser de regarder en face les graves injustices de notre système de retraite et de les caricaturer en "sentiment d’injustice" alors que ce sont vraiment des injustices. Soigner son électorat peut être payant, mais un clientélisme trop visible peut devenir contre-productif.

Le dernier dossier de l’iFRAP est volontairement intitulé "RETRAITES, l’équité comme préalable à la réforme". Loin d’être mineur, l’objectif de rétablir l’équité entre Français est essentiel et conditionne l’acceptation de la réforme en cours.

Document de Philippe François, iFRAP.

jeudi 10 juin 2010

F. BAYROU : « Il n’est pas question que je me rallie aux uns ou aux autres »

ENTRETIEN avec François Bayrou Président du MoDem
Recueilli par Laurent de BOISSIEU et Solenn de ROYER du journal "La croix"

La Croix : Le centre droit et le centre gauche, est-ce pour vous le centre ou une partie de la droite et de la gauche ?

Le centre ne peut être qu’indépendant. Chaque fois que quelqu’un éprouve le besoin d’ajouter l’adjectif (droit ou gauche) au nom (centre), c’est qu’il ne croit pas à la force du centre. Le centre, ce n’est pas un sous-produit de la droite et de la gauche, ce n’est pas « entre » la droite et la gauche, mais « autre » que la droite et la gauche.
Le centre, c’est deux choses : d’abord le choix du pluralisme contre la bipolarisation ; ensuite un projet et des valeurs différentes des deux partis actuellement dominants.
Un exemple : à droite comme à gauche, il y a un « fétichisme » de l’État : à droite, on rêve que l’État commande tout ; à gauche, on rêve que l’État pourvoie à tout. Or, il s’agit dans les deux cas d’une conception jacobine. J’ai une conception différente, plus girondine : je crois que la société doit se prendre en main ; la vie locale, l’entreprise, l’association, la famille, ce doit être aussi fort que l’État.

Et qu’est-ce qui vous distingue des centristes de la majorité (Nouveau Centre, radicaux, etc.) ?

J’ai refusé d’avaliser les dérives du pouvoir actuel tandis qu’ils les ont approuvées. Je suis dans l’opposition, ils sont au gouvernement et dans la majorité. Comment peuvent-ils contester aujourd’hui ce qu’ils ont applaudi hier et ce qu’ils votent tous les jours ? C’est cela la grande différence entre nous. Mais je n’ai pas oublié qu’ils ont été mes compagnons. Nous formons une famille politique. Elle se reconstituera. La période des recompositions politiques n’est pas terminée.

Le PS reste-t-il pour vous un interlocuteur possible ?

Il y a beaucoup de personnes au PS avec qui je me sens en phase, sur le plan intellectuel : Dominique Strauss-Kahn, Manuel Valls, Gérard Collomb, et bien d’autres encore issus du courant Delors-Rocard. Ma liberté, c’est de parler avec tous les responsables du champ démocratique français.

Vous avez été très sévère avec Nicolas Sarkozy, vous paraissez l’être un peu moins ces derniers mois…

Je suis très sévère à juste titre. Je m’oppose à Nicolas Sarkozy sur toutes les orientations qui sont pour moi dangereuses et erronées pour le pays et son histoire : faire de l’argent et de la réussite financière une valeur de société, la marchandisation de la société, traiter l’école comme une variable d’ajustement, ne pas respecter la séparation des pouvoirs, se comporter plus en chef de parti qu’en chef de l’État, vouloir verrouiller les médias, publics ou privés. Toutes ces critiques, je les assume. Ce que j’ai dit depuis trois ans, ce que j’ai écrit dans mon livre Abus de pouvoir (Plon), je ne vais pas l’effacer ou l’estomper.

Mais aujourd’hui, nous sommes devant une question majeure : celle des retraites. Toute ma vie, je me suis battu contre les déficits. Les Français savent que j’ai fait de ce sujet un avertissement central de ma campagne présidentielle de 2007. J’ai dit que si la réforme était raisonnable et juste, j’étais prêt à assumer le choix de la soutenir.

Je pose donc aujourd’hui trois conditions pour le soutien du MoDem. Une disposition qui rende justice aux carrières longues, à ceux qui ont commencé à travailler à 14, 15 ou 16 ans. Une autre qui prenne en compte la pénibilité de certains métiers. Enfin, le plus important de tout, pour quoi je me battrai comme un chien, et dont personne ne parle : le maintien du « filet de sécurité » des 65 ans. Les femmes qui ont élevé des enfants, ceux qui ont été au chômage, tous ceux-là n’ont pas les annuités mais ont la possibilité de partir à la retraite sans pénalisation à 65 ans. C’est la mesure la plus sociale, parce qu’elle s’adresse aux moins favorisés.
Pour l’instant, ces trois conditions ne sont pas remplies. Je multiplie les messages pour qu’elles le soient.

Vous avez approuvé la perspective d’inscrire dans la constitution la limitation des déficits.

Je ne l’ai pas approuvée, je l’ai proposée depuis dix ans. Seule la Constitution peut obliger les gouvernements à être raisonnables. Mais, comme le souligne le PS, une majorité ne doit pas ligoter la suivante. C’est une objection fondée. C’est un grand débat, peut-être le plus important de la décennie. C’est donc au peuple d’en décider par référendum.

Les responsables de la majorité laissent entendre qu’il y aurait un « réchauffement » entre vous et Nicolas Sarkozy. Qu’en est-il ?

L’idée que je pourrais « dealer », entrer dans une manœuvre avec qui que ce soit, est une idée enfantine ! Si j’avais voulu faire des manœuvres, il y a longtemps que j’aurais accepté les propositions diverses et variées, les dorures, les privilèges, les chapeaux à plumes. Or je me suis inscrit, volontairement, dans le dur et austère chemin de l’opposition, sur les principes !

Le terme de « réchauffement » est donc inapproprié ?

Il y a un terme qui est approprié : celui de responsabilité. Dans la tempête que nous traversons et que nous allons encore traverser – cette crise est la plus grave que la France ait jamais connue depuis la guerre –, je revendique le dialogue entre les hommes responsables. Je parle avec les leaders du PS.
Je parle avec les responsables de l’exécutif : le premier ministre et le président de la République. Certains le rendent public, d’autres pas. Et je parle évidemment aussi avec ceux qui sont comme moi issus de l’UDF et dont j’ai été séparé par le débat que nous avions sur la juste politique suivie. Croyez-moi : personne n’a la vérité à lui tout seul ! Pas plus les gouvernants que les opposants. Il faut donc parler, confronter les idées pour trouver le juste chemin.
En même temps, si les erreurs ou les fautes commises ces trois dernières années se perpétuent, je les dénoncerai avec la même implacabilité.

Quelles leçons avez-vous tiré de l’échec du MoDem aux élections régionales ?

Il y a des moments où l’on n’est pas compris. Et puis, nos candidats étaient nouveaux, donc peu connus. Est-ce une raison pour s’arrêter ? Les difficultés ne doivent pas faire peur. Un jour, les Français comprennent, et plus on a résisté aux orages, plus ils ont confiance en vous ! Il n’est donc pas question que je me rallie aux uns ou aux autres. Tout ralliement est contre nature pour moi
Nos idées sont suffisamment claires et solides pour n’être pas remises en question au moindre vent. Nous pouvons, comme dans les collectivités locales, accepter des compromis, imaginer des contrats. Mais pas question de manœuvres, d’aucune sorte. Surtout quand c’est difficile, il faut être irréductibles. C’est ma ligne de vie.

jeudi 3 juin 2010

LA DISPARITION DE LA FETE DE LA BIERE

DANS UN PRECEDENT MESSAGE J'AI ECRIT :

COMMENTAIRES D' UN ARTICLE LU DANS L'ARDENNAIS DU 4 DECEMBRE 2009 : Mézières pas à la fête

Monsieur Stéphane LENOBLE, candidat malheureux aux municipales de 2008, a créé une association, (AGI-C, pour Avant-Garde Initiative pour les Carolos). Le premier projet devait être une grande fête du terroir place de l'hôtel-de-ville, sans demande de subvention.

Objectif de l'association de Mr LENOBLE : offrir une vitrine au savoir-faire ardennais, des produits de bouches à la métallurgie en passant par l'artisanat du bois. Après une demande d'utilisation des stands en forme de chalet auprès de l'équipe municipale, il fut répondu négativement par Mr Théret, (adjoint au commerce et au tourisme), avec le prétexte qu'il ne fallait pas encourager la consommation d'alcool.

Réponse curieuse d'une équipe municipale très heureuse d'organiser annuellement une grande vente et consommation de bière. Croire que mettre en valeur le savoir faire ardennais c'est l'encouragement à la consommation d'alcool n'est pas flatteur pour les citoyens.

Et aujourd'hui,

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nous apprenons par le journal L'Ardennais, que la ville subventionne cette fête de la bière à hauteur de 10 000 euros, dont la moitié lui est reversée pour l'occupation du domaine public.

Et stupéfaction, nous sommes informés qu'un conseiller municipal de la majorité se plaint du manque de financement de la région, de la CCI et du conseil général pour cette grande fête de l'alcoolisation.
Mr Théret, (adjoint au commerce, au tourisme et au découragement de la consommation d'alcool) ne s'offusque pas.
C'est pourtant lui, représentant de la majorité, qui refusa une fête du terroir à Mézières, proposée par Mr LENOBLE,
Pourquoi tant de désaccord au sein de cette majorité ?

Oui mais bien sur, Mr LENOBLE à osé se présenter aux dernières municipales.

Heureusement que la gauche n'a pas connaissance des citoyens qui votérent pour l'équipe de Mme POLETTI, comme pour les autres listes car s'ils avaient besoin d'une aide pour entreprendre, ils seraient tout de suite servis.
C'est la façon démocratique de gauche de respecter ceux qui n'ont pas les mêmes idées.

mercredi 26 mai 2010

LA REFORME TERRITOTIALE ET LE MODE D'ELECTION DU CONSEILLER

Courrier adressé par François Bayrou, au premier Ministre sur la réforme des collectivités territoriales et en particulier sur le Conseiller territorial et son mode d'élection.

En cliquant sur le lien ci-dessous vous pourrez prendre connaissance du document :

2010.05_mode_de_scrutin_BAYROU.pdf

vendredi 16 avril 2010

Robert ROCHEFORT, député européen du Mouvement Démocrate et les retraites

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Robert Rochefort conteste la dramatisation du rapport du COR, et refuse d'aborder la question des retraites "d'un point de vue purement comptable"

Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate, a été interrogé mercredi 14 avril par l'Associated Press (AP) concernant la réforme des retraites en France.

Pour Robert Rochefort, l'allongement de la durée de vie professionnelle semble inéluctable pour assurer le financement futur des retraites, mais il ne peut être réalisé dans les conditions actuelles du marché de l'emploi, estiment des spécialistes pour qui il faut surtout repenser la place du travail dans la société, et revaloriser celui des aînés.

"La vraie question n'est pas celle des retraites mais celle du travail", a-t-il affirmé, ajoutant que le vieillissement démographique et les départs massifs à la retraite des baby-boomers impliquent que l'"on va devoir travailler plus longtemps pour payer les retraites".

"Il faudra donc réinventer le travail après 60 ans car en France, où la productivité horaire est vive en raison notamment des 35 heures, les gens sont épuisés dès 55 ans", a encore ajouté Robert Rochefort.

Si des mesures favorisant les naissances ou l'immigration permettraient d'atténuer cette évolution démographique, selon lui, elles ne la supprimeraient pas. "L'espérance de vie augmente: non seulement la mort recule, mais aussi la vieillesse", affirme encore Robert Rochefort.

Il soutient également le besoin d'une réflexion globale, qui tienne compte de la place et de la forme du travail dans la société, de l'articulation des temps de vie et des aspirations des travailleurs.

"Si on fait fi de ces paramètres, on aura une réforme inapplicable et on ira droit dans le mur", avertit Robert Rochefort. "Il n'y a rien de pire que d'aborder la question des retraites d'un point de vue purement comptable", en ne faisant que "déplacer le curseur" pour augmenter l'âge de départ à la retraite, fixé aujourd'hui à 60 ans, ou la durée de cotisation.

Selon lui, la clé de la réussite réside dans un système plus souple autorisant notamment le travail à temps partiel, le cumul emploi-retraite ou le bénévolat sans perte de points de retraite. Les entreprises seraient mises à contribution et devraient investir dans la formation des salariés "dès 45 ans pour les préparer à l'emploi qu'ils auront à partir de 55 ans".

L'essentiel, conclue Robert Rochefort, est de s'assurer que le temps supplémentaire travaillé ne soit pas supérieur au gain d'espérance de vie.

Robert Rochefort a également contesté ce mercredi une présentation "dramatisée" du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) et plaidé pour un "système de retraite par points".

"Les prévisions du COR doivent être prises pour ce qu'elles sont: le rappel bien connu des conséquences de la démographie sans modifications des règles de calcul des retraites", explique-t-il en relevant "une aggravation logique" due à la crise et au chômage.

"On peut néanmoins contester la forme dramatisée de présentation des résultats par la presse, alors que le document par lui-même n'était pas encore disponible. Il est facile de faire peur en prolongeant des tendances jusqu'en 2050 !", affirme Robert Rochefort.

Il distingue cependant des difficultés pérennes, liés à la démographie, à l'allongement de la durée de la vie, et des problèmes temporaires liés au passage à la retraite de la génération du baby-boom. "Faire l'amalgame des deux n'est pas une démarche honnête", dit-il, ajoutant que le calendrier des négociations annoncé par le gouvernement "ne permettra pas" un "échange approfondi".

Robert Rochefort estime nécessaire de mettre en place "une assurance dépendance comme cinquième risque de la Sécurité sociale". L'angoisse des retraités "ne tient pas d'abord au niveau des pension du moment, mais aux dépenses "en cas de survenance d'une perte d'autonomie".

Pour Robert Rochefort, aucune réforme incluant des durées de cotisation ne sera acceptable "sans une modification des rythmes, des conditions de travail et des méthodes de management", pour que l'activité professionnelle devienne épanouissante.

"Bref, si l'on ne ré-enchante pas le travail, si on n'y introduit pas davantage de respect, d'autonomie, de créativité, on ne rendra pas acceptable l'allongement de la vie professionnelle", a-t-il encore ajouté.

"Ces éléments incitent à évoluer vers un système de retraite par points" pour une "lisibilité permanente" des droits que chacun acquiert tout au long de sa vie professionnelle, selon Robert Rochefort, ajoutant qu'il conviendrait dans ce cadre que "l'action bénévole" permette l'acquisition de points retraites.

Enfin, concernant le financement, Robert Rochefort estime nécessaire, au-delà d'un éventuel allongement des durées de cotisations, "d'élargir l'assiette des cotisations liées au travail à tous les éléments qui y échappent (intéressement, indemnités de départ négociés , stock-options...).

samedi 10 avril 2010

Namur - Tourisme high-tech.

Info de la chambre de commerce et d'industrie.

Fort de 1.700 opérateurs, 1.109.000 millions de nuitées par an, 46 euros dépensés par jour par touriste, le tourisme est un véritable acteur de l’économie de la province. La Fédération du Tourisme veut soutenir le secteur en misant sur les nouvelles technologies pour répondre aux besoins du touriste. Après avoir misé sur le GPS au service du tourisme, la Fédération a décidé de parier sur les QR Codes, sorte de codes-barres en 2D à l’aide de son téléphone mobile. L'utilisateur peut ensuite visualiser un message, tel que vidéo, image, itinéraire de balade, plan d’une ville. Parmi les projets de 2010, la Fédération va élaborer un nouveau site web 2.0, www.paysdesvallee.be proposant une plus grande visibilité des offres touristiques et une géo-localisation des produits et un site web mobile (pour iPhones, etc.).

La Dernière Heure, Ed. Namur Luxembourg, 2 avril 2010, p. 20 (1 p.)

Belle idée, nous pouvons espérer que notre département prenne les mêmes initiatives, mais peut-être sont-elles déjà à l'étude

mercredi 10 mars 2010

Sur RMC/BFM TV, François Bayrou et les propositions du MODEM pour les régions

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Interrogé par Jean-Jacques Bourdin, mercredi 10 mars, sur le programme du Mouvement Démocrate pour les régions, François Bayrou a ainsi relayé des propositions aussi bien pour la création d’emplois, le soutien aux jeunes entreprises, ou encore l’orientation des lycéens.

François Bayrou a d’abord appelé à la construction de majorité régionales allant au-delà des blocs droite/gauche. Il a aussi refusé qu’on nationalise les élections régionales.

Le président du Mouvement Démocrate a ainsi souligné le besoin d’autonomie des régions et la sauvegarde de la clause de compétences en faveur de celles-ci. Il a appelé à mettre fin à cette volonté du pouvoir de “restreindre les pouvoirs et les moyens des régions pour que l’Etat prenne une place encore plus grande”.

François Bayrou a aussi démenti l’avertissement de l’UMP qui laisserait augurer d’une hausse des impôts dans les régions si les socialistes étaient réélus : “L’UMP vient de supprimer aux régions la possibilité de fixer elles-mêmes leurs propres impôts”, a-t-il affirmé, ajoutant que les régions “n’étant plus maîtresse de leurs ressources, c’est l’Etat qui leur versera l’argent”. “Cela n’est pas une bonne chose pour le décentralisateur !”, a rappelé François Bayrou. Il a également appelé à ce “qu’on dépense moins, mais mieux”, sans augmenter les impôts.

Sur la réforme des collectivités locales, François Bayrou a précisé qu’il a été le premier à proposer qu’on rapproche les départements et les régions, notamment pour mettre fin à des incohérences comme la division des compétences entre les collèges pour les départements et les lycées pour les régions. François Bayrou soutiendra cette réforme à deux conditions : “une loi électorale juste” pour que les minorités y soient représentées et éviter que des “potentats locaux gouvernent tout”, et que “les régions aient la liberté d’agir dans les domaines qui les intéresseraient”, cela face aux mesures centralisatrices du pouvoir.

Sur les propositions concrètes du Mouvement Démocrate en faveur des régions, François Bayrou a rappelé qu’à la différence du vote écologiste qui met l’environnement au premier plan, le Mouvement Démocrate met en avant “l’emploi, l’école, la recréation d’un tissu d’entreprises pour la France, la santé, qui sont à mettre eu même plan que la défense nécessaire de l’environnement”.

En matière d’emploi, le Mouvement Démocrate propose deux choses : l’emploi doit être créé avant tout par les entreprises, selon François Bayrou. À ce titre, “les TPE/PME, les artisans, les commerçants, ont du mal à trouver une oreille attentive auprès des banquiers”, et face à cela, le Mouvement Démocrate propose “un fond de caution” pour que “les petits entrepreneurs ne soient dépourvus en allant voir leur banquier”. François Bayrou a aussi souligné la crainte des entreprises à créer de l’emploi, si elles viennent à connaître des difficultés dans leurs deux premières années ; reprenant la proposition d’Alain Dolium, chef de file régional du Mouvement Démocrate pour ‘lIle-de-France, il a ainsi proposé que “les charges sociales soient prises par la région”, afin d’aider ces mêmes entreprises dont les dossiers sont sérieux. “C’est un effet de levier : avec peu d’argent, vous pouvez créer beaucoup d’emplois”, a-t-il ajouté.

Les régions doivent aussi s’occuper des lycéens, pour François Bayrou. La première inégalité scolaire étant l’orientation, “la région devrait s’occuper de l’orientation d’un bout à l’autre de la vie scolaire”, et qu’elle propose “des stages” à ces mêmes lycéens. François Bayrou a aussi évoqué la proposition de “bourses solides” pour les étudiants, afin que ceux-ci puissent assurer des permanences de surveillance auprès des lycéens”. C’est une “humanisation des études”, notamment avec la possibilité pour les étudiants de trouver un moment le soir pour leurs études dans les bibliothèques universitaires.

Sur le tracé des lignes grande vitesse (LGV) en province, François Bayrou y est favorable à condition que l’on épargne et “que l’on contourne des paysages et des tracés assez sensibles”. François Bayrou reprend ainsi la proposition de Jean Lassalle, chef de file régional du Mouvement Démocrate pour l’Aquitaine, qui est “de mettre en place une grande institution qui, plusieurs années à l’avance, organisera des débats publics sur les grands équipements” que l’on veut faire. “Au lieu d’avoir un projet imposé d’en haut et centralisé avec des éruptions”, cette institution permettra de “préparer les choses à l’avance, avec des gens qui expliqueront les avantages et les inconvénients à la population suffisamment à l’avance pour que les sujets soient moins brûlants qu’ils ne le sont à l’heure actuelle”.

mercredi 24 février 2010

CONSEIL D'HABITANT HOUILLERE-ETION

Suite à l'article de ce 22 février dans l'Ardennais.

Finalement, les instances de gauche et leurs militants ne supportent pas qu'un citoyen, Président ou co-président d'un Conseil d'habitant, soit susceptible d'y produire des actions qui pourraient lui amener la reconnaissance de ceux dont il s'est occupé.

En fait, les premières marches nécessaires à un pouvoir élèctoral.

Elles verrouillent cette intention possible en plaçant des adjoints, peut-être inutiles et couteux, mais acquis à leur cause. Ceux-ci feront le maximum pour écarter les personnes qui font preuve d'un trop grand dynamisme.

samedi 20 février 2010

COMMENT LA VIOLENCE PEUT MONTER ??

La violence peut monter après le choix d'engager une procédure judiciaire pour non paiement de loyer pour une somme INFERIEURE au montant d'un loyer mensuel. Et seulement au bout de 45 jours de retard. Cette pratique, appliquée à ceux qui ont perdu leur emploi, peut concerner beaucoup de monde dans nos Ardennes, et c'est valable aussi pour les retraités qui ont de faibles ressources alors qu'un arrangement amiable est toujours possible.

EXEMPLE:

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L'huissier ne fait que son travail, sur commande de l'organisme.
Dans le cas présent, la famille quitte le logement social pour le milieu privé.
Elle est dans l'obligation de payer une caution pour le nouveau logement et ne peut pas, en même temps régler le dernier montant du à l'organisme.
Celui-ci, après un courrier recommandé resté sans effet, fait assigner la famille devant la tribunal d'instance pour comparaitre le 12 avril à 9 heures pour une somme de 389,57 euros en principal + 200 euros de frais au titre de l'article 700 du nouveau code de procédure + le coût de l'acte : 41,11 euros et nous arrivons à 630, 68 euros. La famille était locataire depuis plus de 20 ans avec des paiements réguliers.

En politique on s'occupe de l'intérêt général et certainement pas des intérêts particuliers m'ont toujours expliqué nos élus mais ce comportement, qui est le même pour des quantités de familles, donc général, devrait nous alerter.

Humainement, il aurait été concevable de rencontrer la famille et de faire signer un arrangement amiable de paiement sur 3 mois, (par exemple), pour éviter d'ajouter des frais d'huissier.
Alors, me direz-vous, que vient faire la montée de la violence dans cette politique légale de récupération des loyers sur des familles en situation financière difficile ??
C'est simple, il ne faut pas s'étonner de retrouver des dégradations dans les entrées d'immeubles. Et il y aura toujours une minorité de jeunes, (j'insiste sur le terme minorité), qui ne supporteront jamais la perte d'emploi du père, les problèmes de discrimination pour obtenir un stage ou leur premier emploi, tout cela accompagné de la précipitation d'un organisme pour récupérer des loyers. Et nous connaissons le taux de chômage qui existe dans nos quartiers que certains qualifient de difficiles. Ne nous étonnons pas de constater le départ de nos habitants vers d'autres départements.

Je reconnais que la violence ce n'est pas que cela. C'est un ensemble dans lequel l'indifférence d'un organisme apporte une contribution. (il ne faut pas se méprendre, je ne donne pas d'excuses à des comportements agressifs de dégradation de halls d'entrée, il existe d'autres procédés pour ce faire entendre).

Le personnel d'un organisme étant intéressé au résultat de l'entreprise, il est évident que les moyens judiciaires les plus rapides sont bons pour faire rentrer très vite les loyers.

samedi 30 janvier 2010

POURQUOI DES REGIONS SONT DYNAMIQUES ET PAS LA NOTRE ???

En POITOU-CHARENTES: renaissance industrielle du site de NEW FABRIS par la croissance verte

« Parce que la Région considère qu'il est important de maintenir le patrimoine industriel de Châtellerault et de développer les activités et les métiers de la croissance verte, elle est prête à racheter les bâtiments de New Fabris afin de maintenir la vocation du site.

Cela doit permettre de constituer un pôle dédié à la croissance verte et à l'innovation en accompagnant les entreprises qui s'engagent dans ces nouvelles activités.

Des partenariats industriels seront développés en liaison avec les ex-salariés, qui ont été réunis mercredi après-midi à la Maison de la Région, et qui vont participer à un comité de pilotage. »

La Présidente de la Région Poitou-Charentes

Je dis BRAVO à Mme ROYAL et a son équipe

Chez nous, nous créons LA MAISON DE L'EMPLOI, en pensant que les emplois vont arrivés par on ne sait quel miracle.
Chez les uns on les attend, et chez les autres on provoque les situations pour acceuillir les entreprises et donc des emplois.
Même parti, et comportement différent : en POITOU-CHARENTES c'est la cour des grands. et chez nous .....!!!!

jeudi 28 janvier 2010

Que faites vous demain

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Et bien :

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samedi 26 décembre 2009

PORTE-PUYMORENS : ils renoncent à leurs indemnités d'élus pour sauver la station

Vu sur La dépéche.fr

Porté-Puymorens vivra cet hiver. Malgré un déficit financier hérité du passé et après avoir frôlé la liquidation pure et simple à l'orée de l'automne, la station de la vallée du Carol ouvrira dès que le temps sera suffisamment froid pour que les canons à neige puissent tonner et fabriquer les flocons. Ce pur miracle budgétaire est généré par les élus de la Communauté de communes de Cerdagne-Pyrénées qui abandonnent leurs indemnités pour contracter un emprunt de 120 000€.

Le sacrifice n'est pas anodin même si ces indemnités, à l'origine, étaient déjà modestes : 500 € par mois, 6 000 € pour l'année ce qui représente déjà une somme dans un budget familial de retraité ou de professeur de lycée.

« Sur cinq ans, le sacrifice atteint les 30 000 €. Mais c'était la seule solution pour sauver cent dix-sept emplois dans la vallée du Carol. Les vice-présidents ont joué le jeu, y compris d'ailleurs ceux qui sont élus d'autres stations comme Jean-Louis Demelin, le maire de Font-Romeu », explique Marcel Peytavi, maire de Latour-de-Carol qui fait partie des sept ' facilitateurs'».

« Chez nous, il n'y a pas de chasseur d'indemnités chez les élus. Ils œuvrent pour le bien de tous. C'est fondamental », ajoute Georges Armengol, président de la Communauté qui avait déjà raclé les fonds de caisse pour trouver 200 000 €. Dans le même mouvement de solidarité, le syndicat de la vallée du Carol avait pris en charge la gestion de la nouvelle régie et apporté 320 000 € cependant que la mairie de Porté supportait le poids de la dette du passé : 2,8 millions d'euros. L'hiver dernier, le grand paradis blanc de Porté-Puymorens avait rapporté 1 380 000 € de recettes pour 115 000 journées-skieur. De quoi faire vivre économiquement cette vallée encaissée qui s'étire entre Cerdagne, Ariège et Andorre.

Le renoncement indemnitaire qui vaut leçon de solidarité territoriale, aura été décisif dans le sauvetage de la station, et exemplaire, le geste de ces élus.

SE MOBILISER DANS UN MOUVEMENT SOLIDAIRE, FAIRE UN DEFILE, ELEVER UNE PROTESTATION, TOUT CELA EST BIEN MAIS SAUVER 117 EMPLOIS EN RENONCANT A DES INDEMNITES PENDANT 5 ANS, JE SUIS ADMIRATIF. JE PEUX L'ÊTRE, LORSQUE JE COMPARE A CERTAINES VILLES.

Quand on est élu, on est au service d'un territoire plutôt qu'au service d'une démarche affairiste.

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