Pierre Leclercq

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vendredi 26 septembre 2008

LIBERALISME ET ORDRE MORAL

Synthèse à partir de “ Le phénomène d’imposture “ de J. L. COY 1998
et de : “ Travail, argent, et dignité “ de P. BU 1998

Ce mot, libéralisme, permet à chacun de disserter suivant ses affinités. Certains choisissent la doctrine économique : principe de liberté des échanges commerciaux et de la concurrence, “science morale“ évoquée par Sismondi seule capable de stimuler l’initiative privée et d’amener au.....

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MUNICIPALES : BLOG DE LAURENCE CONSTANT-MOUCHET

dimanche 3 août 2008

MOBILISATION DES HUMANISTES FACE A LA PENSEE UNIQUE

RESUME D'UN DOCUMENT DE MR CHARLES COUTEL, PROFESSEUR DES UNIVERSITES

Que faut-il entendre par pensée unique ?

Empruntons une réponse à Alexis de Tocqueville (né à Paris le 29 juillet 1805, mort à Cannes le 16 avril 1859, penseur politique, historien et écrivain français). « La pensée unique est le risque permanent dans les temps démocratiques, de voir la tyrannie de la majorité s’allier à la tyrannie de l’incompétence. » C'est-à-dire : tout avis majoritaire peut désespérer l’avis minoritaire. Celui qui est de l’avis majoritaire pense avoir raison… parce qu’il est dans la majorité ! Or, une opinion majoritaire peut-être dangereuse si un débat raisonné entre les citoyens n’est pas mené. On peut-être majoritaire et être dans le faux et l’oubli du bien commun. Le conformisme guette tout régime politique qui préfère la gestion à courte vue, à la réflexion et l’action à court terme.

En république, la raison commune publique critique l’opinion spontanée grâce à l’instruction du peuple et le débat continuel entre les citoyens. Le développement d’une « pensée unique » indique un affaiblissement de cette vigilance. Il n’y a pas de progrès sans un débat contradictoire entre citoyens éclairés comme le préconise la philosophie humaniste.

Ce conformisme grégaire s’accélère dans nos démocraties pour deux raisons :
1-L’hégémonie des moyens de communication de masse qui ne prennent pas le temps de vérifier leurs sources.
2-La mondialisation des échanges, qui ne veut pas voir ses effets à long terme (économisme à courte vue).
Exemple : un avis instantané, spontané, et sa diffusion immédiate fonctionnent comme facteur de vérité et s’imposent comme un fait dogmatique et irréversible.
Le fait de ne voir le danger d’une information que lorsqu’il est déjà trop tard pour s’en prémunir est appelé : paradoxe de la furtivité » par P. Virilio (comme l’avion furtif). La pensée unique serait donc une pensée furtive.
Exemple : la manipulation médiatico-commerciale qui nous impose cette prétendue " fête" d’Halloween.
Dans cet exemple, il s’agit d’assurer la jonction entre les soldes et les fêtes et là, des évidences nous ont été imposées en masquant les provenances. La prise en compte de la vérité et de l’intérêt général est oubliée.

Bachelard propose la réflexion suivante dans la formation de l’esprit scientifique : Il vient un temps ou l’esprit aime mieux ce qui confirme son savoir que ce qui le contredit, où il aime mieux les réponses que les questions. Alors l’instinct conservatif domine, la croissance spirituelle s’arrête.

On comprend que la pensée unique soit l’élément central d’une logique de destitution (opposée à l’institution) :

Destitution du citoyen en simple électeur.
Destitution sociale du travailleur salarié en employé précarisé.
Destitution intellectuelle de l’élève en jeune.
Destitution du retraité en « boursicoteur. »
Destitution de la transmission historique en communication amnésique.
Destitution du cultivé en culturel.
Destitution du droit à l’histoire en « devoir de mémoire »

Moteur d’amnésie, pacte avec l’ignorance, maquillée en spontanéité, cette pensée rompt avec la culture générale et politique du passé grâce à laquelle les citoyens forment leur jugement et coupent avec les préjugés d’une époque.

La philosophie humaniste, école d’espérance et de perfectibilité, s’oppose au fatalisme de la pensée unique. Les humanistes savent et sauront toujours lutter contre le conformisme, symptôme du fatalisme, premier signe d’un possible « intégrisme » de cette médiocrité dogmatique.

Cette pensée unique repose sur un accord passif des esprits et non sur un accord raisonné, actif et consenti, qui est le ressort profond de la perfectibilité humaniste. L’humanisme entrave donc la pensée unique parce qu’il entend réinstituer ce qui se destitue.

Le chantier est immense mais les membres du MODEM possèdent les outils et sauront toujours être les vigies de la raison.

Le philosophe Alain écrivit le 23 janvier 1934 : « Sur toute question ne reconnaître qu’un devoir, qui est de rechercher toute la vérité, et de la rendre publique, sans aucun égard pour les puissants. »

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mercredi 16 avril 2008

REFLEXIONS SUR LA FIN DE VIE ET LA DIGNITE

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DIGNITE_et_FIN_DE_VIE.pdf

Membre du cercle Condorcet pendant plusieurs année, j'ai pu apporter quelques réflexions concernant la dignité et la fin de vie. Le mot dignité est employé dans le texte de la loi dite "Leonetti", no 2005-370 du 22 avril 2005, relative aux droits des malades et à la fin de la vie, particuliérement dans les articles 1, 4, 6, et 9.

Article 1er

Après le premier alinéa de l’article L. 1110-5 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris.

Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à l’article L. 1110-10. »

Article 4

Le deuxième alinéa de l’article L. 1111-4 du code de la santé publique est complété par quatre phrases ainsi rédigées : « Il peut faire appel à un autre membre du corps médical. Dans tous les cas, le malade doit réitérer sa décision après un délai raisonnable. Celle-ci est inscrite dans son dossier médical.

« Le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins visés à l’article L. 1110-10. »

Article 6

Après l’article L. 1111-9 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 1111-10 ainsi rédigé : « Art. L. 1111-10. − Lorsqu’une personne, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, décide de limiter ou d’arrêter tout traitement, le médecin respecte sa volonté après l’avoir informée des conséquences de son choix. La décision du malade est inscrite dans son dossier médical.

« Le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins visés à l’article L. 1110-10. »

Article 9

Après l’article L. 1111-9 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 1111-13 ainsi rédigé : « Art. L. 1111-13. − Lorsqu’une personne, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, est hors d’état d’exprimer sa volonté, le médecin peut décider de limiter ou d’arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n’ayant d’autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie de cette personne, après avoir respecté la procédure collégiale définie par le code de déontologie médicale et consulté la personne de confiance visée à l’article L. 1111-6, la famille ou, à défaut, un de ses proches et, le cas échéant, les directives anticipées de la personne. Sa décision, motivée, est inscrite dans le dossier médical.

« Le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins visés à l’article L. 1110-10. »

lundi 25 février 2008

COMMENT MIEUX VIVRE EN SOCIETE

Deux démarches sont essentielles :

1-l’obligation pour le responsable politique d’aller à la rencontre du citoyen ; (c’est ce que font et feront toujours les élus du MODEM et pas seulement au moment des élections)

2-fournir au citoyen la possibilité de s’y retrouver dans les rouages complexes de la société.

De nombreux problèmes ne sont pas abordés actuellement par le politique comme par de nombreux citoyens pour quatre raisons principales :

1-ou bien le problème est nié : « je ne vois pas le problème »

2-ou bien le sujet s’isole en face du problème : « on ne peut rien y faire » ou « cela ne me concerne pas »

3-ou le problème est rationalisé ou théorisé : « c’est la règle », « c’est la loi »

4-ou enfin on assiste à la projection du problème : « ce n’est pas ma faute ».

Ces incompréhensions peuvent expliquer les diverses attitudes qui seront prises par les individus, en fonction de leur implication citoyenne ou du niveau socio-culturel :

1-Certains, qui ne se sentent plus écoutés autant par le pouvoir politique que par l’organisation administrative, se tourneront vers les associations, soit qu’ils les créent, soit qu’ils rejoignent celles existant déjà : attitude citoyenne.

2-D’autres, ne se reconnaissant plus dans la société en place, se livreront à des comportements d’incivisme : brûler des voitures, par exemple.

Des rapports parfois curieux s’établissent souvent entre l’élu et l’électeur : Très souvent, l’élu perd tout contact véritable avec son électeur qu’il ne voit plus que lors de « l’inauguration des chrysanthèmes ».

Dès son élection, l’élu devient « intouchable ». S’il est consulté, il se contentera de fournir une réponse administrative, au lieu d’une réponse « humaine ». Les problèmes important aux yeux du citoyen ne sont pas pris en compte par son député, s’ils ne correspondent pas aux objectifs que le parti s’est fixé. Les promesses préélectorales sont oubliées. L’élu, accaparé par le travail des commissions, ses fonctions au sein du parti, en est amené, peut-être à son corps défendant, à négliger les problèmes concrets ou à les ignorer. (Jamais le MODEM ne sera comme cela)

De ce fait : l’élu, image du système démocratique, flambeau de celui-ci, risque par son attitude, s’il manque à ses devoirs de représentation et d’écoute qui lui ont été confiés par ses électeurs, de nuire au crédit de la démocratie, et de favoriser, sans qu’il s'en sente responsable, les attitudes inciviques qui vont de l’abstentionnisme à la destruction de biens publics ou privés, en passant par le vote en faveur de formations extrémistes.

Il est souhaitable qu’un jour, la politique, trop souvent teintée actuellement d’opportunisme et manquant singulièrement de vue prospective, devienne plus proche des situations réellement vécues par les citoyens.

Les membres du MODEM sont conscients de cela, Il savent que rencontrer les citoyens, ce n’est pas seulement les attendre dans une permanence, c’est aussi et surtout aller à leur rencontre

dans les quartiers très régulièrement et non pas tous les 6 ans au moment des élections. C’est aussi répondre à chaque courrier et aller sur place constater les difficultés des habitants pour trouver des solutions.
PENSEZ-VOUS QUE CELA SOIT POSSIBLE EN CUMULANT LA DIRECTION D'UNE COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION, UN EMPLOI HORS DU DEPARTEMENT, ET UN POSTE DE CONSEILLER GENERAL ?

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