Pierre Leclercq

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mardi 24 janvier 2012

F. Bayrou et le discours de F. Hollande : REACTION

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François Bayrou a réagi, lundi 23 janvier, au discours prononcé par François Hollande au Bourget, estimant que la priorité ne doit pas être de "rejeter la faute" mais de "lutter contre le chômage".

Le candidat à la présidence de la République a expliqué avoir "un désaccord de fond avec François Hollande".
"Lui dit que son ennemi c’est la finance, moi je dis que mon ennemi c’est le chômage", a-t-il pointé.

Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, il s'agit d'un moyen de rejeter la faute. "Dire que c’est de la faute de la finance est une façon d’affirmer que les difficultés ne sont pas notre faute", a-t-il expliqué.
"Moi je dis, les causes sont chez nous, ce sont des erreurs que nous avons faites… Produire en France, c’est la question centrale". "Désigner un ennemi dont personne ne connaît le visage et dont personne ne pourra vérifier s'il y a victoire ou non contre cet ennemi, c'est pratique, confortable, mais il y a des décisions à prendre chez nous pour que le chômage recule", a-t-il dit. "Le chômage galope. Nous sommes dans la pire des situations depuis 12 ans. Alors moi, mon ennemi, je ne veux pas qu'il soit anonyme. Je veux qu'il soit nommé, et c'est le chômage qui sera mon ennemi dans cette campagne électorale", a assuré François Bayrou.

"Moi, je sais les dégâts que fait le chômage dans les familles, je sais les dégâts que fait le pouvoir d'achat qui s'effondre", a poursuivi le candidat à la présidence de la République. "

Je sais la menace sur le déficit et la dette que j'ai été le premier à dénoncer, et dont on voit aujourd'hui la catastrophe qui nous guette. Et ce n'est pas une finance lointaine, dont on ne sait pas qui elle est, ce sont des décisions prises en France ces 15 dernières années et qui sont de mauvaises décisions".

vendredi 20 janvier 2012

F. BAYROU : LA REDUCTION DES DEFICITS

Challenges:

Le président du Modem a dévoilé son projet économique, qui vise un effort de réduction des déficits de 100 milliards d'euros en trois ans et demi.

François Bayrou entend revenir à l'équilibre des finances publiques de la France dès 2015 en réduisant le déficit de 10 milliards d'euros dès cette année, puis de 30 milliards les trois suivantes.

Une hausse de deux points de la TVA et le gel de la dépense publique feront partie de ses premières mesures, qui permettront selon lui d'éliminer le déficit un an avant l'échéance prévue par le gouvernement et deux ans avant celle visée par le PS.

Dans un entretien à paraître samedi 21 janvier dans Le Figaro Magazine, il détaille le volet économique de son programme, dont il avait jusqu'à présenté ébauché les grandes lignes.

"Réduire la dépense, équilibrer les recettes, voilà le seul chemin à suivre", souligne le président du Modem en relativisant l'effort demandé aux Français. "Je préfère des années d'efforts à des années de plaintes et de lamentations", déclare-t-il, en assurant que cet effort collectif sera facilité par le "climat d'union nationale" qu'il s'engage à instaurer en France s'il est élu.

Un plan de mesures de 100 milliards sur trois ans et demi
Le principe, déjà énoncé, est de combler le déficit public, évalué à 100 milliards d'euros par an, via 50 milliards d'économies sur les dépenses et 50 milliards de recettes nouvelles en trois années budgétaires et demie.

"Cet effort, je propose de le faire en quatre étapes. Après la présidentielle de 2012, sur une demi-année, nous devrons réduire le déficit de 10 milliards, puis de 30 milliards chacune des années 2013, 2014 et 2015",
"Notre principe, précise-t-il, sera zéro progression de la dépense publique".

"Si nous gelons à son niveau actuel la somme des dépenses de l'Etat, de la Sécu, des collectivités locales, nous récupérerons mécaniquement, en raison de l'inflation, quelque 25 milliards par an", estime François Bayrou. "Cela ne veut pas dire bloquer tous les postes: les salaires ou les retraites doivent respirer. Mais pendant deux ou trois ans, chaque fois qu'il y aura une augmentation, il devra y avoir une réduction dans un autre chapitre pour que le total n'augmente pas."

Moduler le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux
La règle du "zéro progression" nécessitera des réformes de structure, selon le dirigeant centriste, qui ne remet pas en cause le principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux mais souhaite le moduler. "Cela ne peut pas se faire à l'aveugle. Il y a des secteurs qui doivent être protégés: par exemple, l'éducation. D'autres qui doivent être réorganisés. (...) Il ne faut pas procéder de manière mécanique mais en posant les hiérarchies, en s'interrogeant sur les missions de l'Etat", considère le troisième homme de 2007.

A titre d'exemple, l'ancien ministre de l'Education nationale juge que les dépenses de la présidence de la République, estimées à 110 millions d'euros par an, peuvent être réduites de 20%.

S'agissant des dépenses de santé, François Bayrou veut économiser 20 milliards d'euros en trois ans. "Cela demandera des efforts, mais là encore, c'est faisable", avance le candidat, sans autre précision.

Une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu
Au chapitre recettes, François Bayrou souhaite refiscaliser les heures supplémentaires et mettre en oeuvre "une augmentation modérée de la TVA" de deux points.

Il rappelle deux propositions fiscales connues: porter la tranche de 41% de l'impôt sur le revenu à 45% et créer une tranche à 50% pour les revenus supérieurs à 250.000 euros par an. Le quotient familial serait maintenu.

(Avec Reuters)

jeudi 22 décembre 2011

Loi sur le génocide arménien: Erdogan accuse la France d'un «génocide» en Algérie

Tuqui Elue

"Après plus de dix années de discussions, de blocages, de tergiversations, d'atermoiements, l'année 2011 se termine par un chaleureux message d'espoir pour toutes les victimes de génocides, notamment pour les représentants de la communauté arménienne", salue le président (PS) du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini.

Pourrez-t-on penser que ce message d'espoir s'adresse aussi aux représentants de la communauté Algérienne ???

Pour certains : tuer quelques humains c'est être un criminel, en tuer plusieurs milliers c'est être un conquérant D'un côté c'est un génocide, d'un autre c'est une conquéte. Sinon, c'est ramener le l'ordre dans un territoire conquis dont les habitants n'auront jamais les mêmes droits que les conquérants? Curieux n'est-ce pas !!

Et la FRANCE à SETIF c'est quoi ???

Sétif est le point de départ le 8 mai 1945 d'une série d'émeutes nationalistes réprimées dans le sang par les autorités coloniales françaises.

À Sétif, le mardi 8 mai 1945, la ville est pavoisée. C’est le jour de la capitulation allemande, les Algériens sont autorisés à célébrer la victoire des Alliés. A Sétif, la manifestation autorisée commence à envahir les rues dès 8 heures. Estimée à plus de 10 000 personnes, elle défile avec des drapeaux des pays alliés vainqueurs et des pancartes « Libérez Messali Hadj », « Nous voulons être vos égaux » « ou « A bas le colonialisme ». Le PPA (Parti du Peuple algérien) a créé un drapeau qui servira de modèle pour celui de l’Algérie future. Les militants le mêlent à ceux des Alliés. Vers 8h45 surgissent des pancartes « Vive l’Algérie libre et indépendante » et en tête de la manifestation Aïssa Cheraga, chef d’une patrouille de scouts musulmans, arbore le drapeau algérien. Tout dérape alors : devant le café de France, la tentative de la police, qui a voulu s’emparer du drapeau algérien (exhibé pour la première fois) que brandit Aïssa Cherraga puis par le jeune Saâl Bouzid qui s’en est emparé, sera la cause du drame. Face à l’obstination du jeune Saâl Bouzid (on essaie de lui retirer le drapeau mais il résiste), la situation dérape et des coups de feu éclatent entre quelques manifestants armés (alors qu'il était convenu que le cortège serait désarmé) et les policiers. Le jeune porteur de drapeau s’effondre, touché par une balle de la police. Les tirs provoquent la panique et, devant le drame, certains manifestants en colère se replient et s’en prennent aux Européens rencontrés au hasard. La nouvelle de l’émeute gagne rapidement la région. La manifestation d’indépendantistes à Sétif tourne à l’insurrection violente. La révolte gagne les villes voisines. La répression qui s’ensuivra sera d’une brutalité extrême, faisant des milliers de morts parmi les insurgés. L’armée française s’est livrée à un nettoyage en règle pour mater un mouvement qui aurait pu s’étendre.

C’est le gouverneur Chataigneau qui décrète l’état de siège. Il donne pleins pouvoirs au général Henri Martin, patron de l’armée en Afrique du Nord pour « rétablir l’ordre d’urgence ». La France coloniale ne lésine pas : 40 000 soldats. Les villages "rebelles" sont bombardés. La marine de guerre pilonne les côtes.

L’État français annonçait à l’époque 102 morts européens et 1 500 Algériens tués. Officiellement, le gouvernement algérien parle aujourd’hui de 45 000 victimes, chiffre avancé dès l'été 1945 par le Parti du peuple algérien (PPA) 8. Les historiens estiment aujourd'hui à plus de 20 000 morts9. Pour Benmebarek, l'administrateur en charge de la région de Sétif lors du massacre, il s'élèverait à deux mille morts.

A t-on rendu hommage au peuple Algérien en reconnaissant ce drame, avant de se mêler de ce qu'ont fait les autres peuples ? Pourquoi ne pas voter aussi une loi concernant la non reconnaissance du génocide indien ? Mais cela n'est pas possible, il n'y a pas de descendants d'indiens d'Amérique qui le demandent et surtout, qui sont Français et peuvent voter en France. Donc pas de loi pour eux. Et cela serait du plus mauvais effet pour les E.U.

Le Modem n'a pas voté et c'est très bien. Nos élus, droite et gauche, qui ne veulent pas recevoir de leçon d'autrui devraient s'abstenir d'en donner aux autres.

lundi 12 décembre 2011

Une vidéo surprenante

Si vous cliquez dans les liens sur : une vidéo surprenante, vous pourrez terminer l'année avec un sourire :

L'avenir est à la jeunesse. Les vieux, compte-tenu de leur âge, ont intérêt à bien se tenir à la rampe, de l'escalier. Bel exemple de mixité sociale et mixité de génération.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année.

mardi 8 novembre 2011

LES ALLOCATIONS FAMILIALES : GRANDE SOLIDARITE DES PAUVRES ENVERS LES RICHES

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Votre salaire représente le SMIC et vous avez 3 enfants, vous avez droit à 286,94 euros par mois.

MAIS

si vous faites partie des nombreux hauts fonctionnaires ou si vous êtes président d'un Conseil général et si vous cumulez d'autres fonctions avec en + un salaire conséquent du milieu privé, par exemple, vous avez droit pour 3 enfants à 286,94 euros par mois en plus de vos 10.000 ou 15.000 euros mensuels
Si vous n'avez qu'un seul enfant avec un bas salaire, vous n'avez aucune aide.

C'est la grande solidarité et fraternité des pauvres vis à vis des riches.

Cela devrait être l'inverse mais la droite comme la gauche, cette dernière étant alliée à l'extrême gauche, ont depuis des dizaines d'années toujours trouvé cela normal.
Et cela ne risque pas de changer demain.
Cela n'est pas inclus dans les plans d'injustices prévus, (ou de rigueur).
Et lorsque vous devez vous soigner, vous perdez un euro par ci, 5 euros par là. Pareil pour nos pauvres riches.

Montants actualisés valables jusqu’au 31/12/2011 Prestations non soumises à conditions de ressources.

Allocations familiales (dues jusqu’à 20 ans si l’enfant a une rémunération inférieure à 55 % du SMIC)
2 enfants : 125,78 €
3 enfants : 286,94 €
Par enfant en plus : 161,17 €

Majoration des allocations familiales
enfant de plus de 11 ans : 35,38 €
enfant de plus de 16 ans : 62,90 € (sauf pour l’aîné des familles n’ayant que 2 enfants).

Attention : ces 2 majorations sont supprimées pour les enfants nés après le 30/04/1997 et remplacées par une majoration unique de 62,60 € versée à partir du mois suivant leur 14ème anniversaire.

Allocation forfaitaire
Famille d’au moins 3 enfants, pour enfant entre 20 ans et 21 ans vivant au foyer (et ne gagnant pas plus de 836,55 € par mois) : 79,54 € / mois.

vendredi 21 octobre 2011

François Bayrou : "Le projet du PS est insoutenable pour la France"

Le président du MODEM, François Bayrou réagit à l'accélération de la crise et à l'investiture de François Hollande au PS.

La crise, avec la surveillance par Moody's de la note Aaa de la France, menace plus que jamais. Jugez-vous bonne la politique menée par Nicolas Sarkozy?

Il y avait une chose à faire, le premier jour, qui n'aurait pas coûté cher et qui aurait arrêté la crise. Il suffisait que l'Union européenne affirme que la dette contractée jusqu'à ce jour par les Etats de la zone euro était garantie par les institutions de la zone euro. La France aurait dû défendre cette thèse. Cela aurait rétabli la confiance et n'aurait pas coûté le prix exorbitant que la défiance généralisée va nous obliger à assumer. Le renouvellement des dettes à venir devait en revanche être conditionné à des réformes. Ce n'est pas ce qui a été fait. Une stratégie confuse collant à une politique allemande elle-même incertaine a conduit à la généralisation de la défiance.

L'UMP annonce la fin du Aaa en quelques heures si M. Hollande est élu président en 2012…

Il n'y a qu'une stratégie de redressement des finances publiques. Cette stratégie, c'est d'augmenter les ressources fiscales de l'Etat et de baisser un certain nombre de dépenses publiques. Une vingtaine de milliards doivent être économisés au niveau de l'Etat, une dizaine dans les collectivités locales et une vingtaine dans la Sécurité sociale. En ce qui concerne les ressources, je suis pour la création de deux nouvelles tranches de l'impôt sur le revenu: il faut relever à 45 % celle qui est actuellement à 41% et en créer une à 50 %. Il faudra peigner les niches fiscales d'une vingtaine de milliards d'euros et il faudra une augmentation de la TVA de 2 points.
La gauche est dans l'illusion quand elle dit: "Nous allons augmenter les impôts et cela nous permettra de faire de nouvelles dépenses publiques." La droite raconte des histoires quand elle dit: "Nous allons baisser la dépense publique sans augmenter les impôts."

François Hollande se dit sensible à la question des déficits. Au fond, n'occupe-t-il pas, comme vous, le terrain du centre ?

Ce n'est pas un secret que j'ai de bonnes relations avec François Hollande. Mais il est engagé avec son parti dans un programme insoutenable pour la France. In-sou-te-nable ! Je vous le dis en détachant les syllabes. On ne fera pas 300 000 emplois jeunes sur fonds publics. On ne fera pas des recrutements de dizaines de milliers de fonctionnaires. On ne fera pas le retour à la retraite à 60 ans. On ne fera pas une allocation générale pour tous les étudiants. Tout cela additionné est une illusion meurtrière pour le pays. C'est un mensonge public.

Ne pas dire la vérité, c'est se condamner à des accidents à très court terme. En 2007, je disais qu'on ne pouvait pas continuer les dérives pendant les deux années après la présidentielle. Cela a été vérifié. Aujourd'hui, j'affirme qu'on ne pourra pas les continuer pendant deux mois.

Vous ne croyez donc pas aux intentions de M. Hollande?

Au fond de lui-même, je suis sûr, il n'est pas très éloigné de cette pensée. Mais les socialistes ont décidé d'une stratégie de séduction tous azimuts. Avoir fait voter 2,5 millions de personnes pour un programme qui ne sera pas appliqué, c'est pour moi une situation de malaise démocratique.

Sitôt investi, M. Hollande a fait une ouverture en direction des centristes…

François Hollande prétend que sa majorité peut aller des communistes, des écologistes, jusqu'aux centristes. Je vous le dis: cette majorité-là n'existera pas. Il y a deux thèses irréconciliables. Les uns disent: "C'est la faute du capitalisme, il faut démondialiser." Les autres sont réformistes. J'admets volontiers que M. Hollande est de la seconde famille. Mais une telle majorité qui engloberait les uns et les autres est impossible durablement.
Les événements vont imposer – quel que soit le vainqueur de la présidentielle – une majorité dans laquelle les réformistes de gauche, du centre et de la droite républicaine devront assumer ensemble la responsabilité du pouvoir. Aucune des deux majorités traditionnelles ne peut respecter le contrat que la nécessité imposera. La droite est sous la pression de la droite extrême, ou "populaire", qui flirte avec des thèmes europhobes et anti-immigrés, et la gauche est sous la pression des démondialisateurs. Avec d'étranges recouvrements entre les deux radicalités.

Les projections sur les législatives de 2012 prédisent une large victoire de la gauche. Quelle peut être la place du centre?

Aujourd'hui, la gauche est favorite. La vertu de l'élection présidentielle est qu'elle permet au pays de redessiner le paysage politique. La majorité qui sortira des urnes entraînera une majorité législative différente. Et lors de cette échéance, le courant central du pays, unifié, devra défendre lui-même ses convictions et ses candidats. Si je gagne, ce grand courant aura des investitures dans toutes les circonscriptions. Et il y aura un courant de rassemblement puissant.

Rassembler le centre semble déjà une mission délicate…

Le centre est en diaspora. Mais je crois que cette diaspora s'achève. Il y a des députés de la majorité actuelle qui dialoguent avec nous, tout comme des élus de centre gauche. Dans les familles divisées de cet ensemble au centre droit, la prise de conscience est en train de se faire qu'au fond il faudra choisir entre Nicolas Sarkozy et moi.

En 2007, nombre de vos soutiens ont rejoint la majorité pour assurer leur réélection. Pourquoi changeraient-ils d'avis ?

Tout le monde sait que l'UMP est un échec. Il faut reconstruire un centre indépendant. Je ne vais pas régler de comptes, je ne mettrai pas en accusation des choix passés. Les députés s'apercevront bien sûr que l'UMP ne peut plus être l'assurance de leur réélection.

Si vous n'êtes pas au second tour de l'élection présidentielle, que ferez-vous ?

Il y a quatre candidats possibles pour le second tour : Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, François Hollande et moi. Trois –M. Sarkozy, M. Hollande et moi – peuvent être élus. Quatre dont trois ! La campagne électorale permettra aux Français de trancher. Après, il y a un second tour où chacun prendra ses responsabilités.

Ferez-vous connaître, cette fois, votre préférence ?

Je prendrai mes responsabilités, et cette décision sera prise d'une manière collégiale.

Vous avez demandé plusieurs fois une part de proportionnelle dans le scrutin législatif. Est-ce la clé d'un accord ?

Je vous dis avec certitude qu'il n'est plus possible que plus de 50 % du pays soit exclu de l'Assemblée nationale. De l'extrême gauche au Front national, en passant par les écologistes et le centre, c'est la majorité du pays qui est exclue, ou obligée de faire allégeance pour avoir des sièges. Cette exclusion est honteuse. Faut-il changer cela après ou avant la présidentielle ? Si j'étais Nicolas Sarkozy, je me demanderais quelles sont les raisons de la fragilité politique dans laquelle nous sommes et j'ouvrirais, avant 2012, pour les élections qui viennent, le débat.

La perspective d'une vie démocratique dominée sans partage par le PS, qui, avec moins de 30 % des voix, pourrait occuper sans aucune exception tous les pouvoirs du bas en haut de la République, est malsaine. Jamais cela ne s'est produit dans la République.
La primaire des partis est maintenant achevée. Maintenant va commencer la vraie primaire, la primaire du pays. Les Français ont deux choix à faire: veulent-ils l'alternance ? Et, si oui, avec quel président, quel projet, quelle majorité ?

Ne craignez-vous pas que la crise n'augmente la polarisation de la vie politique, réduisant l'espace central ?

Comme à chaque élection présidentielle, on essaiera de réduire le débat à la bipolarisation. Et comme à chaque élection, nous ferons échouer cette tentative. J'affirme que notre potentiel électoral est plus important qu'en 2006.
Ne vous y trompez pas : beaucoup de Français veulent une alternance, ils veulent tourner la page Nicolas Sarkozy, mais ils ne veulent pas donner tous les pouvoirs au PS. Et par-dessus tout, ils veulent qu'on leur dise la vérité et qu'on leur propose un chemin crédible pour en sortir.

Propos recueillis par Patrick Jarreau et Pierre Jaxel-Truer Article paru dans LE MONDE, édition du 21.10.11

mercredi 19 octobre 2011

LES RESPONSABLES DE LA DETTE PUBLIQUE

J'ai entendu il y a quelques jours, que c'est la droite, uniquement, qui serait responsable de la dette publique, arrivée à un chiffre considérable. Il me semble que s'était Mr HOLLANDE qui affirmait cela, Dans cette affirmation, il est accompagné par tous les élus de la même famille. Et à droite, il se dit que c'est la faute de la gauche et sutout à cause de la fameuse crise.

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Sur ce tableau, en 78 nous étions à 72,8 milliards d'euros, ensuite cette dette a régulièrement augmenté pour arriver à 1591,2 milliards en 2010 Nous voyons bien que tous les gouvernements, droite ou gauche, ont participé à cette aggravation de la dette et la crise n'a rien arrangé.

lundi 17 octobre 2011

LA FRANCE EN ETAT D'URGENCE

DETTE : 1700 MILLIARDS D' €UROS, (2011)

FINANCES PUBLIQUES : 1 MILLIARD D'€UROS EMPRUNTE CHAQUE JOUR

DEFICIT COMMERCIAL : 80 MILLIARDS D'€UROS

EDUCATION : 20e PLACE DANS LES CLASSEMENTS MONDIAUX

Avec le MODEM, nous pourrons

RECONQUERIR LA PRODUCTION EN FRANCE AVEC :

Priorité donnée aux PME / Reconquête des secteurs industriels et agricoles abandonnés / Simplification administrative et juridique / Stabilisation fiscale pour les entreprises / Soutien à l'initiative, à la céation et à la prise de risque des entrepreneurs et artisans.

RETROUVER LA MEILLEURE EDUCATION AU MONDE AVEC :

Moyens garantis dans le long terme pour l'Education nationale / 100% des élèves sachant lire et écrire à l'entrée en 6e / Diffusion des meilleures pratiques pédagogiques / Restauration d'un climat d'autorité et de calme dans les classes / Pédagogies adaptées aux élèves en difficulté ou en rupture.

REFONDER UNE DEMOCRATIE DIGNE DE CE NOM AVEC :

Indépendance de la justice / Non cumul des mandats / Fin des réseaux d'argent et d'influence au coeur de l'état / Indépendance de la presse / Représentation juste des opinions à l'Assemblée nationale.

<<L'URGENCE IMPOSE D'AGIR VITE ET D'AGIR JUSTE>>

<<La réponse ne dépend pas des autres. Elle dépend de nous-mêmes, citoyens français, peuple français, trimballés depuis des années d'illusions en illusions>>

F. BAYROU


Pour connaitre le compte-rendu de l'entretien de F. BAYROU avec MEDIAPART, cliquez sur le lien ci-dessous :

F.BAYROU__UN_ENTRETIEN_AVEC_MEDIAPART.doc

mardi 11 octobre 2011

MOHON : la nouvelle pression d’eau, passée de 1 à 5 bars, SUITE

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CELA DEVIENT LA GRANDE FEERIE DES EAUX.

Une famille de Mohon vient de recevoir un avis du Service des eaux avant l’envoi de la facture.
Leur consommation est passée de 27 m3 à 4217 m3 pour ce dernier semestre ;

SOIT : 4217 m 3 X 3, euros 33 = 14 042, 61 euros

Ci-dessous le document, après avoir enlevé le nom de la famille mais le Vice Président de la Communauté d’agglo saura qui est concerné à travers le N° 0102 de cette notification :

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La passation à 5 bars à créé des fuites sur plusieurs tronçons de tubes enfuis dans le sol et reliant le compteur à la maison située au milieu du terrain. Les fuites ne pouvaient être découvertes rapidement. Il a fallu creuser à 1 m de profondeur pour les découvrir.

Nos élus et leurs techniciens ne savaient pas que les maisons de Mohon étaient anciennes et que les moyens techniques de l’époque, pour faire circuler de l’eau potable, désormais à 5 bars, pouvaient occasionner des dégâts.

J’AI ENVOYE LE MAIL SUIVANT le jeudi 6 octobre 2011 à Paris à contact@mediation-eau.fr

Bonjour Messieurs,

Je suis chargé par Mr xxxxxxxxxx de vous transmettre ses inquiétudes concernant le dossier qui vous est parvenu le 18 aout 2011.

Celui-ci concerne une sollicitation pour une médiation entre de nombreuses familles et le service de l’eau de la COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION DE CHARLEVILLE-MEZIERES.

Cela concerne l’augmentation significative de 1 à 5 bars de la pression d’eau potable et de tous les désagréments et conséquences financières causées par ce soi-disant supplément de confort.

Compte-tenu du temps écoulé, nous sommes certains que vous allez nous donner une réponse rapide en notre faveur, à travers la position de la partie adverse.

REPONSE DE CE JOUR :

Bonjour Monsieur,

Nous accusons réception de votre courriel.
Comme nous l’expliquions à Monsieur xxxxxxxxxxxx le 22 aout dernier, conformément aux statuts de la Médiation de l’eau, le Médiateur a la compétence pour traiter des litiges opposant un consommateur à son service d’eau géré en régie uniquement après l’accord express du représentant de cet organisme.

Le Vice président de la Communauté d’Agglomération de Charleville-Mézières que nous avons sollicité n’est malheureusement pas revenu vers nous.

A défaut de retour nous donnant son accord express, nous ne pouvons que considérer le dossier de Monsieur xxxxxxxxxxxxxx comme inéligible à la Médiation de l’Eau.

Regrettant cette situation, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

Pour le Médiateur de l’Eau,
Bertille Gambet Carpentier.

Monsieur le Vice Président, de la Communauté d’Agglomération de Charleville-Mézières n’ayant pas répondu, cela reflète le plus grand mépris pour les Citoyens.

Ces derniers n’oublieront pas lors d’élections prochaines. Malheureusement, cela risque peut-être de faire le bonheur des extrêmes.

samedi 8 octobre 2011

PRIMAIRES SOCIALISTES : UN APPEL A VOTER POUR …….

Mme le Maire appelle à voter pour l’une des candidates au 1er tour des primaires socialistes.
Pourquoi pas ! Il en est certainement ainsi de la part d’autres Maires.
Mais doit-on croire que les citoyens ne sont pas capables de se déterminer seuls ? Après des exposés à la TV ?
Nous serions devenus des moutons et aurions besoin d’un guide ?
Exposer une opinion c’est tout à fait nécessaire mais lancer un appel à voter pour une candidate c’est oublier que les citoyens possèdent encore des capacités de jugement.
En règle générale les consignes de vote de tous les partis sont inutiles car les Français sont encore libres de leur choix.

jeudi 6 octobre 2011

Une forte pression d’eau ?? Oui mais, un confort très faible pour un prix élevé.

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Une partie des habitants de Mohon a reçu une circulaire signée du Vice Président de la Communauté d’agglomération de Charleville-Mézières, Mr DECOBERT, datée du 22 février 2011.
Cette circulaire indiquait qu’une augmentation de la pression de l’eau potable, allait amener plus de confort en passant de 1 à 5 bars.

Il était surtout demandé aux habitants de prendre toutes dispositions nécessaires pour s’assurer que les installations privées puissent supporter cette variation de pression.

Il est évident que les usagers, n’ayant jamais eu de problèmes particuliers sur leur installation depuis des dizaines d’années, ne pouvaient s’imaginer que ce soi-disant bien-être supplémentaire les aurait pénalisés à travers des dégâts des eaux et l’obligation finale d’installer à leur frais des réducteurs de pression.

Nos élus, qui se disent proches des citoyens, (qu'ils rencontrent seulement au moment des élections), auraient dû se mettre à la place de leurs électeurs et faire intervenir des techniciens pour poser un réducteur de pression dans chaque habitation.
Le prix d’un achat global de ce matériel, engagé par l’ordonnateur, sur une ligne budgétaire réservée aux imprévus, n’aurait certainement pas amené un déficit sur le budget.
Malheureusement, pour de nombreuses familles, cela représente un coût conséquent.

Actuellement, le mutisme de la Présidente de la COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION, Madame LEDOUX, Maire de Charleville, surprend les citoyens concernés.

De ce fait, un habitant, au nom des pétitionnaires, à rencontré le Médiateur de la république.

Celui-ci à pris contact par courrier à 2 reprises auprès de la Présidente. A ce jour, le 6 octobre 2011, il n’a reçu aucune réponse.
Les habitants concernés par le résultat néfaste de cette pression nouvelle se retrouvent désarmés face à un tel comportement.

Ils ont donc saisi le médiateur national de l’eau le 17 aout 2011.

Le litige n’est toujours pas résolu et pour un soi-disant bien-être différent, de nombreuses familles se retrouvent devant des frais qui devaient être supportés par la COMMUNAUTE D’AGGLO.

NOTA
Nous pouvons rappeler qu'une pression d'eau froide de 5 bars passe à 7 lorsque l'eau d'un chauffe-eau se retrouve à 50 degrés, ce qui amène des fuites sur les groupes de sécurité.

samedi 11 juin 2011

L'ENVIRONNEMENT ET LA REGION POITOU-CHARENTES

Bâtiment à énergie positive : une première en région

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La société les Energies Nouvelles a inauguré vendredi 10 juin son nouveau siège social, un bâtiment à énergie positive. Spécialisée dans l'étude, l'installation et la maintenance des solutions liées aux énergies renouvelables, la société a fait de son nouveau siège une vitrine des possibilités maintenant ouvertes aux particuliers et aux entreprises. Cet immeuble de 1 200 m² cumule différentes techniques destinées à le rendre moins gourmand en énergie, d'une part, et producteur d'énergie, d'autre part. Résultat : il produira 150 % de l'énergie nécessaire à son fonctionnement !

La Région a soutenu ce projet exemplaire dans le cadre du Fonds régional d'excellence environnemental (FREE).

Dans les premières pages de ce blog, lors de ma présentation aux dernières cantonales, il était proposé, sous le titre :

NOTRE CANTON DE TOUTES NOS FORCES AVEC LES PROPOSITIONS SUIVANTES :

L’ENVIRONNEMENT : Rénover ou construire c’est tenir compte du développement durable, de l’environnement qui sera laissé à nos enfants. Il faut promouvoir et inciter les bailleurs sociaux et les investisseurs privés à équiper leurs logements de solutions écologiques (chauffage solaire, pompe à chaleur, recyclage de l’eau et des déchets, géothermie, etc.). Ce sont des moyens importants pour baisser sensiblement le budget des charges de logement. Ces techniques nouvelles pourront être montrées et expliquées dans un pavillon de l'environnement créé sur notre canton.

La région de Mme Royal a désormais une vitrine, montrant les nouvelles techniques possibles pouvant agir sur notre environnement. Cela montre que d’autres départements ont les mêmes idées. Mais ils savent surtout les appliquer. Tant mieux.

dimanche 8 mai 2011

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a accordé un entretien au Figaro Magazine le vendredi 6 mai

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Le Figaro: Quelles conséquences tirer de la mort de Ben Laden ?

François Bayrou: Première leçon : dans la lutte à mort entre terrorisme et démocraties, ce sont les démocraties qui gagneront. Deuxième leçon : la vraie puissance est dans la persévérance. Les Etats-Unis ont su poursuivre une action déterminée pendant dix ans, malgré les changements de majorité, sans se laisser distraire une seconde de leur but. Cela fait toute la différence entre la volonté et la velléité. C'est une leçon qui vaut aussi pour nous. Nous ne sommes pas une grande puissance par les moyens mais nous pouvons l'être par la volonté.

Le Figaro: Cette mort doit-elle conduire la France à retirer ses troupes d'Afghanistan?

François Bayrou: Notre présence en Afghanistan, décidée sous gouvernement Jospin, maintenue depuis, pour poursuivre les auteurs du 11 septembre et priver le terrorisme de sa base arrière, est justifiée. J'ai voté en faveur de cette action et ne le renie pas. Le jour où la coalition sortira d’Afghanistan, et tout le monde souhaite que ce jour ne tarde pas, il faut que la transition se fasse dans l’ordre et que soit transmis aux Afghans eux-mêmes un pays sécurisé, ou au moins sécurisable.

Le Figaro: Jean-Louis Borloo et ses amis veulent créer une confédération des centres. En serez-vous?

François Bayrou: Non.

Le Figaro: Pourquoi?

François Bayrou: Parce que tout cela n’a de centre que le nom. Si les mots ont un sens, le centre veut dire qu'on récuse la guerre des deux camps. Or que disent ceux qui veulent constituer cette confédération ? Qu'ils sont dans le camp de la majorité. Un groupuscule de plus, cela ne sert à rien. Je veux qu’on sorte de cet affrontement caricatural. En vérité, chacun des camps est malade. La poussée de l’extrême droite ruine l’idée d’une droite unique. Le Front national fait tanguer l’UMP. Les divisions de la gauche apparaissent au grand jour. Qu’y a-t-il de commun entre Mélenchon et Strauss-Kahn ? Aucun des deux camps divisés ne peut répondre aux problèmes du pays. S’ils l’emportent, l’impuissance est garantie. Il faut donc une nouvelle vision de notre démocratie, et une majorité nouvelle

Le Figaro: Vous ne travaillerez pas avec eux ?

François Bayrou: Si ces hommes politiques reconnaissent un jour qu'ils se sont trompés, je serai attentif. Mais il faut des explications : on ne peut pas avoir été cinq ans ministre de Chirac, puis quatre ans ministre d'Etat de Sarkozy, avoir été candidat à Matignon, et en quelques semaines ouvrir la guerre à l’intérieur de la majorité sans clarification !

Le Figaro: Vous vous retrouverez un jour?

François Bayrou: J’ai conservé pour beaucoup d’entre eux de l’affection, et pour ceux qui le méritent de l’estime. Nous parlons ensemble bien plus qu’on ne le croit. Je n'ai aucun doute que nous nous retrouverons. Nous avons bien des convictions en commun. J’ai conservé avec Michel Mercier, le garde des sceaux, des liens d’amitié qui ne se sont jamais démentis. Idem avec Jean Arthuis, dont je pense qu’il fait un bon travail à la Commission des finances du Sénat. Je n’oublie jamais que tous nous appartenons au même courant politique, même s’il est provisoirement divisé, et que donc notre avenir est forcément ensemble.

Le Figaro: Avant la campagne présidentielle?

François Bayrou: Je le souhaite, bien sûr. Je ne vis pas de ressentiment. Ma seule exigence est de clarté. Ce courant politique, le courant démocrate, n’est pas soluble dans la majorité, et est différent du socialisme. Il est indispensable à l’avenir de notre pays. Certes, le chemin d'indépendance que nous avons choisi a été difficile à expliquer à beaucoup de nos électeurs et de nos élus. Certains ont cru que nous changions de camp. Ils savent aujourd’hui que ce n'était pas le cas. Le dialogue en sera facilité.

Le Figaro: Dans les sondages, il y a une percée de Borloo...

François Bayrou: Ce qui comptera pour les électeurs, c’est la cohérence.

Le Figaro: Le MoDem compte peu d'élus. Comment réunirez vous les parrainages nécessaires à votre candidature en 2012 ?

François Bayrou: Les élus indépendants et les élus du centre se comptent par milliers. Ils ne se laisseront pas intimider. Nous avons bâti un courant politique qui a les moyens de son indépendance politique et financière. Nous avons tenu le cap sans jamais en changer. Et le pays a le plus grand besoin de ce renouvellement. Il a besoin de gouvernants nouveaux, courageux et crédibles. Et il a besoin de réponses nettes sur tous les grands chapitres de son avenir.

Le Figaro: Quand prendrez vous votre décision définitive ?

François Bayrou: Ma décision définitive mûrit depuis longtemps. Mais je ne veux pas entrer dans le jeu de ces candidatures qui poussent comme des champignons, semaine après semaine.

Le Figaro: Votre détermination est totale et ne dépend pas des scores potentiels d'autres candidats ?

François Bayrou: Non. Je suis et je serai au rendez-vous. Le temps viendra.

Le Figaro: Hulot est sur la même ligne que la vôtre qui récuse la bataille des deux camps. Sa candidature vous inquiète?

François Bayrou: J'ai de bonnes relations avec Nicolas Hulot. Je pense simplement que ses valeurs sont antagonistes avec l'appareil des Verts. Cette contradiction est trop forte pour que cette alliance fonctionne bien.

Le Figaro: Ses valeurs sont compatibles avec les vôtres ?

François Bayrou: Dans la classe politique, je suis l'un de ceux qui est depuis longtemps le plus sensible aux questions écologiques. Ma jeunesse dès mes 18 ans c’était auprès de la communauté de l'Arche, une des sources de ce que devint ensuite l'écologie. J'étais un étudiant admiratif de Jacques Ellul, qui en fut une autre source. Je sais ce que représente la terre, les écosystèmes, et par toutes mes fibres j’y tiens. Ma différence, sur un point fondamental, avec certains d’entre eux, c’est un certain malthusianisme, la mise en doute de l’action de l’homme dans le monde. Pour moi, l’humanité peut, par la science, la recherche, la conscience, faire du bien à la planète. Et même la planète Terre, c’est la nature, le cosmos plus l’homme. Sans homme, il n’y a pas de nature au sens où nous l’entendons.

Le Figaro: Que retenez vous des quatre premières années de Nicolas Sarkozy à l'Elysée?

François Bayrou: Nicolas Sarkozy est un homme politique doué d'une grande énergie, qui ne baisse pas les bras, qui croit à l’action. C’est à mettre à son crédit. Mais le bilan est cruel. Je ne vois pas un seul chapitre de la vie nationale qui aille mieux en 2011 qu'il n'allait en 2007. L'éducation ne va pas mieux. Notre économie est, dans bien des secteurs, en péril. L'emploi souffre. Le secteur de la santé est en doute. La sécurité ne s’est pas améliorée. La justice est dans une crise sans précédent. Les membres de la fonction publique se sentent abandonnés. Les choix initiaux du quinquennat expliquent cette impasse.

Le Figaro: Sur le fond, pourquoi vous êtes-vous opposé à lui ?

François Bayrou: De tout ce que j'ai écrit dans Abus de pouvoir il n'est pas une page qui se soit révélée fausse. Au-delà de ses qualités de combattant, il a porté deux grandes erreurs. La première est dans son système de valeurs. Il porte respect et considération à des choses qui n’en méritent guère : l’arrogance de l’argent et la notoriété. Toute la fausse monnaie dont notre monde est remplie. C’est cela qui lui parle. Tout le reste, la recherche, la science, la philosophie, la culture, la création, le profond de la vie, il l'a mis au second plan. Deuxième erreur, il a fait de la fonction présidentielle, une fonction partisane. Organiser à l'Elysée les réunions de son parti, aller caresser dans le sens du poil les donateurs, multiplier les nominations de complaisance. Partout où il aurait du choisir l'Etat impartial, il a choisi l'Etat arbitraire ou partisan.

Le Figaro: Mais il a nommé un socialiste comme président de la Cour des comptes et un autre à la commission des Finances...

François Bayrou: Oui. Je ne sais d’ailleurs pas si être socialiste est un critère suffisant… (sourire). Mais décider de nommer le président des chaînes publiques de télévision et de radio à l'Elysée est une régression que la France n’aurait pas dû accepter. Et l’arbitraire d’État ! Dans l'affaire Tapie, le contribuable français a été spolié de 250 millions d'euros. 250 millions c'est deux années pleine des salaires des 15000 postes d'enseignants supprimés !

Le Figaro: S'agissant des réformes que Nicolas Sarkozy a engagées, reconnaissez-vous au président le courage de les avoir menés jusqu'au bout ?

François Bayrou: Le courage vaut si l'on va dans la bonne direction. Il y a – heureusement !- des points positifs. Le statut d’auto entrepreneur, une certaine autonomie de gestion des universités. Mais les mesures les plus significatives répondaient à une logique profondément inégalitaire. Que Madame Bettencourt ait payé proportionnellement moins d'impôt qu'un smicard grâce au bouclier fiscal était une faute grave. Laisser filer le déficit et la dette pendant des années, nous chargera longtemps. La réforme des retraites n’est pas financée et elle frappe le plus gravement les femmes de plus de 65 ans qui n’ont pas les annuités.

Le Figaro: Vous approuvez le statut d’auto entrepreneur, c'est pourtant l'aspect le plus libéral de sa politique ?

François Bayrou: Oui, parce que cela multiplie les créations d'entreprise et cela libère les énergies.

Le Figaro: Comment réagissez vous à la défiance des peuples qui s'expriment à travers la montée de l'extrême droite partout en Europe ?

François Bayrou: Les peuples ont le sentiment qu'ils n'ont plus de prise sur leur destin. Et hélas !, même les institutions européennes sont devenues un labyrinthe illisible pour la plupart des citoyens.

Le Figaro: Vous comprenez dès lors que les électeurs, déboussolés, se tournent vers des partis comme le Front national ?

François Bayrou: Qu'ils se tournent vers ces mouvements, je ne l’accepte pas et je le combattrai. Car c’est à eux-mêmes qu’ils risquent de nuire. Le FN propose comme potion magique, deux poisons mortels : il oppose entre eux les Français en fonction de leur origine, de leur religion, de la consonance de leur nom… Aucun pays ne peut vivre diviser contre lui-même. Le deuxième poison consiste à vouloir sortir de l'euro. Si par malheur, on se trouvait en situation d'avoir un gouvernement assez fou pour le décider, alors on vivrait la misère. Avoir à payer en monnaie faible une montagne de dettes libellée en monnaie forte, c’est la misère pour tous, et le drame pour les plus pauvres.

Le Figaro: La prime aux salariés voulue par le président dans les entreprises qui voient leur dividende augmenter, est-ce une bonne mesure ?

François Bayrou: C'est tout mélanger ! D’abord parce que ce n'est pas à l'Elysée que doit se décider la politique salariale des entreprises. Comment voulez-vous qu’un pays marche comme cela, à coups de foucades ? Prendre des mesures spectaculaires dans l’espoir d’améliorer l’image, c’est forcément désordonné et à courte vue. Mais cela aboutit à des absurdités : par exemple parmi les entreprises qui n’auront rien à payer il y a Total !... Et une entreprise qui ne payait pas de dividendes depuis des années sera elle mise à contribution ! Si l'on avait voulu poser cette question légitimement, profondément, même moins spectaculairement, il suffisait d’améliorer la loi sur l'intéressement. Au bout du compte, il restera un mauvais précédent et bien des frustrations.

Le Figaro: Il y a un autre anniversaire. C'est celui du 10 mai 1981. Pour vous, les socialistes sont ils une force crédible d'alternance ?

François Bayrou: Dans le programme du PS, il y a des choses positives ou acceptables, bien sûr, que nous défendons depuis longtemps, notamment sur les institutions. Mais je suis en désaccord avec l’inspiration générale qui s'en remet à l'Etat, toujours, pour résoudre les problèmes. L’État qui recrée des emplois jeunes, l’État qui encadre les loyers, l’État qui règlemente à tour de bras. En réalité, ce qu’il faut c’est que l’État donne aux Français les moyens de résoudre leurs problèmes eux-mêmes, qu’il les soutienne, en particulier lorsqu’ils entreprennent, lorsqu’ils créent, lorsqu’ils portent un service public. Il faut en finir avec la conception d'un Etat magicien et rendre à la société confiance en elle-même.

samedi 9 avril 2011

interview de François BAYROU au journal Le Figaro, publié le jeudi 7 avril

FB-journal_figaro.jpg François BAYROU, président du Mouvement Démocrate, a accordé une longue interview au journal Le Figaro, publié le jeudi 7 avril.

Il y critique le projet du PS et plaide pour "un changement profond à la présidentielle". Selon lui, seul le Centre est en mesure de l'incarner.

LE FIGARO - Approuvez-vous l'action de la France en Côte d'Ivoire ?

François BAYROU. - Si la reddition de Gbagbo intervient à temps, l'action de la France aura été décisive. Cette guerre civile, Gbagbo en est responsable. Alassane Ouattara a été patient. La France et les Nations unies l'ont accompagné dans sa patience. Quand il n'y a plus rien eu à tenter, l'intervention internationale a permis de rétablir l'ordre légitime et la légalité. Reste à faire émerger de cet immense gâchis la réconciliation, la paix et la prospérité.

Dans quel état politique est la France aujourd'hui ?

FB: Jamais je n'ai ressenti une telle ambiance de décomposition et de division du pays. Cela place les acteurs politiques devant leurs responsabilités.

Comment y répondre ?

FB: Rassembler, donner du sens. Mais d'abord, la vie politique doit être assainie. Il faut effacer les soupçons que font peser toutes ces affaires obscures, comme l'affaire Tapie, les financements opaques, les cumuls de toute nature, la manipulation des sondages...

Que vous inspirent les derniers développements de l'affaire Tapie ?

FB: Nous n'étions pas nombreux, au début, à dénoncer envers et contre tous une affaire d'État, une spoliation de l'argent public, par centaines de millions d'euros. Aujourd'hui, chaque jour qui passe apporte des preuves supplémentaires. J'ai la conviction que l'un des enjeux de 2012 sera de faire la lumière sur ces affaires, qu'on respire enfin.

Comprenez-vous la colère qui s'est exprimée dans le vote FN ?

FB: Quand j'ai écrit Abus de pouvoir, je savais ce que je traduisais. La politique est devenue fausse monnaie. Les mots servent à cacher les choses. Les buts véritables ne sont jamais avoués. La vraie vie est niée - on l'a vu sur le prix du gaz ou de l'électricité - et les valeurs qui font vivre les gens aussi. Les Français enragent d'entendre leurs gouvernants leur décrire un pays qui n'est pas le leur.

Ne craignez-vous pas un 21 avril bis ou un 21 avril à l'envers ?

FB: Non. Ce sont les Français qui choisissent les candidats du second tour.

Face à la montée des extrêmes, le centre a-t-il encore un espace ?

FB: Plus que jamais. Car le vote extrémiste est non seulement un danger moral pour le pays mais une impasse politique. Le Front national au second tour, c'est la garantie absolue de la victoire pour l'UMP ou le PS. Nous sommes les seuls à pouvoir proposer un changement véritable, un nouvel ordre politique, sans impasse et sans risque.

Accepteriez-vous de participer à une confédération des centres avec Jean-Louis Borloo, Jean Arthuis ou Hervé Morin ?

FB: Pour que le centre trouve sa force, il y a trois conditions : reconnaître que le centre est indépendant de la droite et de la gauche, que son projet est différent, et donc sortir de la dépendance politique et financière à l'égard de l'UMP ; revendiquer une vocation majoritaire et donc s'élargir vers des sensibilités nouvelles, accepter le dialogue avec tous les républicains ; tourner la page des divisions et accepter le principe «un candidat et un seul en 2012». Au bout du compte, cela revient à une question : voulez-vous vraiment le changement ou, au fond, souhaitez-vous que le pouvoir en place l'emporte pour cinq ans de plus ?

Serez-vous candidat en 2012 ?

FB: Mon action n'a qu'un but : obtenir un changement profond pour le pays qui ne peut se décider qu'à la présidentielle. Pour cela, j'ai refusé toute complaisance, toute proposition, toute compromission avec le pouvoir. Il fallait ces années de lutte et d'intransigeance pour que, le jour venu, les électeurs sachent qu'ils ne seront pas trahis.

Quelles seront vos priorités ?

FB: Nous devons donner au pays un projet qui le rassemble. Non pas un projet de parti, mais un projet de pays. Ce projet doit être soutenable dans le temps, ce qui exige les équilibres financiers et budgétaires. Il doit permettre à la France de retrouver la production sur son sol, et donc les emplois qui vont avec. Il proposera un grand contrat éducatif qui est la seule clé pour l'avenir. Il définira des institutions qui permettront de changer pas seulement de pouvoir, mais le pouvoir. Séparation des pouvoirs, loi électorale juste, représentation de tous les courants, par un système à l'allemande par exemple.

Est-ce à dire que vous acceptez l'élection de députés du FN ?

FB: Oui, bien sûr. Il est absolument anormal que des forces qui ont atteint ces dernières années 15 à 20 pour cent des suffrages - nous-mêmes, les écolos ou le FN - n'aient pas de représentation à l'Assemblée. Quant au Front national, il vaut mieux le combattre face à face.

Le projet du PS vous paraît-il s'inscrire dans ce changement que vous appelez ?

FB: Il y a dans ce texte des idées que j'approuve et défends, notamment sur l'investissement des entreprises ou les institutions. Mais je suis en profond désaccord sur deux points : tous les problèmes du pays sont renvoyés à la dépense publique - allocation pour tous les jeunes, emplois d'avenir, recrutements publics, recours à l'impôt pour de nouvelles dépenses. J'ai l'impression de retrouver le jugement de Frédéric Bastiat : «La grande fiction qui fait que tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.» Et ensuite, ce qui manque, c'est la vision d'un pays actif, volontaire, qui préfère que les gens s'en tirent par eux-mêmes, qui choisit de mobiliser ses forces propres : la création, l'innovation, la recherche. L'avenir du pays ne peut pas être l'assistance généralisée.

Martine Aubry semble favorable à une sortie du nucléaire. Et vous ?

FB: Ce qui se passe au Japon remet en cause l'idée avec laquelle nous vivions d'un nucléaire sûr. Cela oblige à des épreuves de sécurité immédiate pour les centrales existantes, et à des choix sérieux, de long terme, d'économies d'énergie, de soutien aux énergies de substitution non émettrices de CO2 et d'investissements lourds sur la recherche.

Silvio Berlusconi a décidé d'accorder des laissez-passer aux clandestins de Lampedusa…

FB: C'est notre faute. Nous avons été irresponsables de laisser l'Italie toute seule face à un problème de cet ordre, alors qu'il fallait une réponse européenne. Avec cette politique du chacun pour soi, nous voulions laisser l'Italie seule face aux difficultés, maintenant l'Italie nous envoie ces pauvres gens. C'est nul !

samedi 12 février 2011

4 500 actions pour l'emploi des jeunes en Région Poitou-Charentes

« En lançant le Pacte pour l'emploi des jeunes, la Région Poitou-Charentes engage 4500 actions, et 14 millions d'euros, pour donner un véritable coup de pouce aux jeunes de Poitou-Charentes. Les entreprises, les associations, les collectivités et les jeunes eux-mêmes doivent maintenant s'appuyer sur ces actions régionales pour soutenir leurs activités, leurs besoins de formations, d'expériences et d'emplois.

Malgré la crise, il y a des opportunités pour créer son entreprise, pour engager des apprentis qui seront les entrepreneurs de demain, pour former les jeunes sur notre territoire, pour développer les filières de la Croissance verte... Que chacun s'engage avec l'aide et l'accompagnement de la Région, pour donner l'impulsion qui va libérer les énergies et redonner aux jeunes, et donc à toute la société, confiance en l'avenir. »

Ségolène Royal
Présidente de la Région Poitou-Charentes

Pacte pour l'emploi des jeunes : des aides précises et très pragmatiques
Pour élaborer, avec ses partenaires, lors de nombreuses réunions de travail, le Pacte pour l'emploi des jeunes, la Région s'est appuyée sur des aides et des dispositifs d'accompagnement qu'elle avait déjà créés, mais elle a également mis sur pied des dispositifs spécifiques, novateurs, directement utiles aux jeunes bénéficiaires eux-mêmes, aux entreprises, associations et collectivités.

Une réunion de travail avec la Présidente de Région, les élus et les chefs d'entreprise est organisée le jeudi 17 février à 18h30 à l'espace Toumaï (Centre de conférence de la gare de Poitiers).

Ainsi, la Région propose :
Pour les jeunes:

-Aide dans la recherche d'une formation professionnelle adaptée pour les demandeurs d'emploi sans qualification inscrits à Pôle Emploi.

-Accompagnement des jeunes en apprentissage : gratuité de la formation, participation à l'achat du premier équipement professionnel, contribution aux frais de transport, de restauration et d'hébergement, participation au financement du permis B...

-Aide aux déplacements pour les étudiants qui effectuent leur stage de fin d'études dans une entreprise de moins de 250 salariés située en milieu rural

-Aide à la formation par alternance pour les moins de 26 ans sortis du système scolaire sans qualification, avec l'Engagement première chance.

-Aide à la création d'entreprise, pour les porteurs de projet accompagnés par un Atelier de la Création, avec la Bourse régionale désir d'entreprendre

-Accompagnement des jeunes en mission de service civique, avec une aide à la mobilité, une prime de civisme et un bilan personnel.

-Soutien aux bacheliers qui choisissent une filière scientifique dans l'enseignement supérieur, grâce à la Bourse d'accès à l'enseignement supérieur.

-Financement du permis de conduire pour les titulaires d'un CAP ou d'un Bac pro.

-Aide aux lycéens, apprentis ou étudiants, inscrits dans un établissement d'enseignement ou de formation de la région, pour effectuer un stage professionnel à l'étranger. Les demandeurs d'emplois de moins de 28 ans peuvent aussi effectuer un stage à l'étranger avec la Bourse de la découverte.

Pour les entreprises:

-Aide au recrutement d'un jeune diplômé pour les entreprises de moins de 50 salariés, dans le commerce, l'artisanat ou l'industrie, grâce à l'Emploi tremplin jeunes diplômés.

-Aide au tutorat pour les entreprises qui souhaitent former un jeune sorti du système scolaire sans expérience dans le secteur professionnel de l'entreprise, avec le Tutorat tremplin insertion.

-Aide à l'embauche d'un apprenti, avec la Prime régionale pour les employeurs d'apprentis

-Soutien aux employeurs qui accueillent un jeune en recherche d'orientation pour un Stage de découverte des métiers de l'entreprise.

Pour les associations et/ou les collectivités:

-Aide à la création d'un emploi dont la mission est de développer un projet d'utilité sociale, ou consolider un emploi existant de même type, avec l'Emploi tremplin associatif.

-Aide à l'embauche d'un apprenti, avec la Prime régionale pour les employeurs d'apprentis.

-Accompagnement pour la création de missions de service civique, avec la Cellule d'appui régionale.

Ces aides et accompagnements peuvent être conditionnés (conditions de ressources, de secteur d'activité, situations personnelles...).

JE CONNAIS UN DEPARTEMENT ET SURTOUT UNE VILLE CHEF-LIEU, QUI ATTEND TOUT DE L'ETAT, CE DERNIER EST ACCUSE DE TOUS LES MAUX, IL EST RENDU RESPONSABLE DE TOUT CE QUI VA MAL, PENDANT QU'AILLEURS ON APPLIQUE LA PHRASE: AIDE-TOI ET LE CIEL T'AIDERA. BRAVO !!

jeudi 27 janvier 2011

LE COÛT DU TRAVAIL

De Mrs Jacques JEANTEUR, MOUVEMENT DEMOCRATE

Le rapport de l’Institut COE-Rexecode chargé de réfléchir aux moyens de mettre un terme aux divergences de compétitivité entre la France et l’Allemagne vient d’être remis à Eric Besson, ministre de l’industrie. Parmi ses préconisations, il y a un pacte de compétitivité industrielle qui prévoit, notamment, de réduire le coût du travail en France. D’ici au 30 mai, la Conférence nationale de l’industrie devra faire des propositions.

Si l’on compare l’évolution du coût horaire de la main-d’œuvre en euros en France et en Allemagne entre 2000 et 2010, on constate qu’elle est passée sur cette période de 24,2 à 37,2 en France, alors qu’en Allemagne, elle passait de 26,2 à 30,2. Cela est du au taux de charges sur les rémunérations (charges patronales et autres charges annexes) qui est passé de 45,2% à 50,3% sur la période en France, alors qu’en Allemagne, il passait de 30,7% à 28%.

Le différentiel qui était en 2000 de 15,2 points en faveur de l’Allemagne, est maintenant de 22,3 points, ce qui est énorme.

Si l’on décompose le coût moyen de l’heure de travail dans l’industrie manufacturière en 2008, on constate que le salaire brut représente 78% en Allemagne contre 65,7% en France. Les cotisations sociales à la charge de l’employeur sont de 31,3% en France contre 21,3% en Allemagne.

POUR CONNAITRE LA SUITE, VEUILLEZ CLIQUER SUR : MODEM ARDENNAIS

jeudi 16 décembre 2010

LA LAÏCITE C' EST QUOI ?

« La laïcité est un idéal dont l’originalité est qu’il permet à tous, croyant et athées, de vivre ensemble sans que les uns ou les autres soient stigmatisés en raison de leurs convictions particulières. Sa raison consiste à promouvoir ce qui est commun à tous les hommes, non à certains d’entre eux. » de Pena RUIZ

La laïcité est une attitude ou une pratique qui rejette le dogmatisme comme fondement des lois et des décisions publiques, ou exprimé autrement, la laïcité procède de la séparation de la sphère publique et de la sphère privée, tant dans les domaines religieux et idéologique que dans le domaine institutionnel ou de celui de l’économie.
De ce point de vue, la laïcité est anticléricale (contre les cléricalismes financiers, ethniques ou religieux) MAIS PAS ANTI RELIGIEUX.

La laïcité défend donc toutes les valeurs humaines et universelles en permettant à chacun, croyant ou non, de vivre ses options dans la liberté de la sphère affective et privée sans débordement sur l’espace de liberté de la société publique et du concitoyen.

Les idéaux de justice incarnés par les principes de liberté, d’égalité et de fraternité servent de base à la laïcité. Ils sont le patrimoine commun de l’humanité.
Nous pouvons ajouter :
La liberté absolue de conscience.
La tolérance mutuelle.
Le respect d’autrui.
La morale laïque n’exclut aucune des nombreuses valeurs humanistes présentes dans les religions, mais elle refuse tous les dogmes asservissant à une croyance qui ne respecte pas la liberté de conscience de chacun.

jeudi 28 octobre 2010

LE CALCUL DE L' AUGMENTATION DES RETRAITES VA CHANGER !!!

le-senat.jpg Une vue du Sénat

Bonne nouvelle : une grande réforme vient d'être votée, la gauche a réussi à faire adopter un amendement important
Sachant qu'il y a un grand nombre de retraités en grande difficulté alors que d'autres reçoivent des retraites importantes qui peuvent s'additionner à des revenus divers, (jetons de présence, revenus de locations, d'actions, de spéculations et autres revenus), désormais c'est le foyer fiscal qui sera pris en compte.

Jusqu'à ce jour, les rares augmentations annuelles étaient appliquées en pourcentages.
Le résultat était le suivant : un couple de retraités ayant chacun 2000 euros soit 4000 mensuels pouvait obtenir 60 euros venant s'ajouter à leur 4000 euros, pour 1,5 % d'augmentation (par exemple). Sur une année 12 fois 60 euros = 720 euros.
Alors qu'un couple ayant 1400 euros obtenait 21 euros soit sur une année = 252 euros.

Désormais les rares augmentations seront forfaitisées : pour les couples ayant une retraite de 4000 euros et plus (et il y en a, surtout dans les plus), augmentation de 20 euros mensuellement. Ensuite montant dégressif en allant vers les 10000 et rien au delà de 10000 euros. Les autres, ceux qui furent laissés sur le bord du chemin néolibéral, 60 euros tous les mois, et même plus.

C'EST SUPER ? MAIS OUI, C'EST EVIDENT !! Je crois que les valeurs socialistes de fraternité et solidarité sont revenues.

COMMENT ? C'est faux ? J'ai rêvé ???
COMMENT ? Un cauchemar ? Un délire ? Vous êtes sur ?
ET UN CAUCHEMAR POUR QUI ?

Un cauchemar pour les classes aisées, les riches ! Un rêve pour nos pauvres et un délire pour moi !

Donc le fossé entre la pauvreté et la richesse continuera d’augmenter !! Et le nombre de mécontents aussi.
C'est parmi ces derniers que se constitue le nombre de votants de gauche ? Donc, Il faut conserver les mécontents ?

Et oui, j'ai rêvé que le changement était proche. Que l'homme serait désormais le centre de tout.

Désolé. Cela vous fait rire !!
Pas moi !!

dimanche 24 octobre 2010

Le gouvernement s'occupe enfin de nos chomeurs !!

Pour une bonne nouvelle c'est une bonne nouvelle ! Au moment de la réforme des retraites, certains n'ont pas à se faire de soucis !

Le groupe LVMH dirigé par Bernard Arnaud, grand ami de notre président, accueille deux petites nouvelles au sein de son conseil d'administration :

- Mme Bernadette Chirac , jeune espoir de la finance française, grande spécialiste du luxe à travers le monde (!), est nommée au conseil d'administration de LVMH.

- Mme Florence Woerth , femme du ministre du budget est nommée au conseil de surveillance de la société Hermès, filiale de LVMH.

Gageons que ces nominations assureront à leurs maris une partie de leur retraite et ne les obligeront pas à travailler jusqu'à 63 ans.

Mme Woerth était déjà en charge de la gestion du patrimoine de Liliane Bettancourt, 1ère fortune de France !!!

Petit détail : la participation au conseil d'administration d'une entreprise donne droit à des "jetons de présence" venant rémunérer ce pénible travail !!!
Ainsi, Mme Chirac recevra 650 000 Euros par an en juste retour de son dévouement à la cause du luxe français et Mme Woerth 400 000 Euros ! Tout est en règle, tout est légal. C'est simplement la vie normale de gens qui "se lèvent tôt" et qui "travaillent plus pour gagner plus" Et puis, c'est rassurant de voir que l'on s'occupe de l'emploi des seniors !!!

Sources : Libération :

http://www.liberation.fr/economie/0101640031-florence-woerth-entre-au-conseil-de-surveillance-d-hermes

mercredi 6 octobre 2010

Le Sénat et les retraites

Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur-maire d'Arras, membre du Cabinet restreint ("Shadow Cabinet") du MoDem responsable du Travail, des relations sociales et des retraites, était l'invité de Michel Grossior sur Public Sénat, lundi 4 octobre.

Il était également l'invité de Jean-Jacques Bourdin, ce mardi matin, sur RMC pour évoquer la présentation de la réforme des retraites au Sénat.

Jean Marie Vanlerenberghe défendra plusieurs amendements pour rendre le projet de loi sur les retraites plus juste et plus acceptable.

Ainsi dans la continuité de ce qu'ont défendu les députés du Mouvement Démocrate, Jean Marie Vanlerenberghe rappelle fermement sa volonté que le Sénat modifie le texte pour rendre cette réforme essentielle plus juste avec notamment le maintien de l'âge de départ sans décote à 65 ans. (amendement sur ART. 6)

De plus, il plaidera au Sénat pour que la pénibilité soit prise en compte, les parcours professionnels non continus également. "L'architecture de la réforme doit impérativement intégrer ces paramètres. Les français sont en droit d'attendre une reforme qui prend en compte leur parcours et les épreuves de la vie dans un souci d'équité", a-t-il conclu.

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